Michelle Huenaerts - Page 7

  • A rainy day partie 27- une petite nouvelle issue de l'univers de Thomas Robin

     

    A rainy day partie 27- une petite nouvelle issue de l'univers de Thomas Robin

     

    Extrait Noël.doc2

     

     L' homme se jeta à genoux près du corps inanimé de son fils tandis que les policiers se précipitaient pour maîtriser Sullivan.

    - Appelez vite une ambulance et ramener Robin chez lui, Il ne faut pas qu’il le voie ! 

    - Oh merde ! murmura à ce moment une voix dans son dos.

    Le père du jeune policier se retourna .

    - L'inspecteur Gallager, pauvre gars ! Quand je raconterai cela à ma Lucy !

     Thomas consulta sa montre pour la vingtième fois. Il n’en pouvait plus d’attendre. Il se leva et commença à faire les cent pas sur le trottoir.

    - Est-ce que tu pourrais essayer de te calmer cinq minutes, tenta Jérémy, tu vas finir par me rendre dingue !

    - Me calmer ! tu peux me dire ce qu’ils fichent tous à l’intérieur ? Pourquoi personne ne sort !

    Jérémy tendit la main en direction du musée.

    - Regarde il y a quelqu’un là-bas !

    -Mais….mais c’est le flic qui était posté devant chez moi !

    - Le flic ?

    Hartley se dirigeait en effet vers les jeunes gens en essayant de ne pas faire paraître ses émotions mais seigneur que c’était donc difficile !

    Qu’allait-il bien pouvoir dire à ce gosse ? Que ce mec, qui lui était apparemment proche, venait de prendre une balle presque tirée à bout portant et qu’il était donc presque certain qu’il serait mort dans les minutes à venir ? Mais que dire d’autre, que raconter à ces yeux  qui le dévisageaient avec cet insoutenable mélange d’espoir et d’ appréhension.

    Un bruit de sirène retentit venant du bout de la rue.

    -Bon sang ! murmura Hartlez.

    Thomas se retourna vers l’endroit d’où provenait le bruit et le policier sut immédiatement qu’il avait compris.

    - Sam, l’entendit-il murmurer.

    Le jeune garçon tenta alors de franchir la grille pour se précipiter dans l’enceinte du musée.  Hartlez le retint par le bras.

    - Monsieur Robin….vous…vous ne pouvez pas y aller, vous…

    - Où est Sam !

    -Vous, vous devez rentrer chez vous…ce…ce jeune homme, dit-il en désignant Jérémy Loyd, va venir avec vous,  nous reviendrons vous interroger plus tard et…

    Thomas dégagea brusquement son bras.

    - Le premier qui m’empêche d’entrer là-dedans, je le pulvérise, ok !

    -Mais….mais….

     - Vous devriez le croire, ajouta Jérémy, je l’ai vu réduire en miette une bestiole bien plus grosse que vous alors, à votre place, je n’essayerais même pas !

     Thomas ne les écoutait plus, il avait déjà franchi l'enceinte.

     Une incroyable boule venait de se former au fond de sa gorge et il pensait bien que son cœur allait exploser. 

    C’est impossible martelait une voix dans sa tête !

    Il s’arrêta plié en deux aux sommets des marches, son organisme rechignant à lui fournir le minimum d’air indispensable tant l'inquiétude broyait ses entrailles.

    Jérémy Loyd rattrapa le jeune garçon.

    - Thomas, ça va ? Laisse-moi aller voir, reste ici !

    - Non !

    - Ne sois pas aussi têtu !

    Le jeune homme appuya une main sur son côté pour atténuer la douleur et se dirigea résolument vers l’entrée gardée par deux policiers.

    - Laissez-moi passer !

    L’un deux tendit la main pour lui barrer le chemin

    Thomas, hors de tout contrôle, décocha un violent coup de pied dans le genou de l’homme.

    - Aie ! Espèce de…

    - Allez tous vous faire foutre, je veux passer !

    - Tu es complètement givré ! jeta Jérémy les yeux exorbités, tu vas finir en taule comme moi !

    - Laissez-le ! dit Hartley qui venait enfin de rejoindre, à bout de souffle, le bâtiment ; le sergent Gallager est son ami !

    -Le mec qui vient de se faire descendre !

    Thomas stoppa net au centre du hall d’entrée.

    - Oh non ! murmura jérémy….la tuile !

    -Des….decendre ?

    -Thomas…il….il vaudrait peut-être mieux…..

    - NON !

    Il reprit immédiatement sa course avisant le couloir situé à sa droite. Sa vue se brouillait de plus en plus et….

    - Oh non, pitié pas ça !

    - Thomas ? murmura le père de Sam, qu’est-ce que tu…..

    Le jeune garçon se laissa tomber à côté du vieil homme n’arrivant pas à détacher son visage de celui de son ami.

    - Est-ce….est-ce qu’il est….

    - Thomas ? tenta Jérémy….

    - Sullivan a presque tiré à bout portant, dit le vieil homme et…on attends les secours...il respire encore mais...

    - Où est cette ordure ! murmura Thomas en parcourant la pièce des yeux.

    - Ils l’ont emmené par l’arrière du bâtiment. Comment Sam a-t-il pu être aussi stupide ? Je l’avais pourtant prévenu, il n’a même pas tiré une seule balle.

    - Sam n’est pas un assassin ! répondit Thomas.

    - Lui et ses maudits principes, ses idées stupides sur le bien et le mal ! Il voulait être flic et bien c’est d’être flic qui l’a tué !

    Thomas entendit vaguement des bruits de course venant du hall, les secours sans doute mais pour lui, le temps semblait s’être suspendu.

    Il n’arrivait pas réellement à discerner les différentes émotions qui le traversaient mais une chose était sûre, aussi incompréhensible que cela puisse paraître, il ne pouvait tout bonnement admettre ce qu’il voyait.

    Il nota brièvement que quelqu’un venait de poser une main sur son épaule en signe de réconfort et ça ne pouvait être que Jérémy mais Thomas sentit aussi que bizarrement il n’avait nul besoin de réconfort.

    - Ecartez-vous, jeta une voix dans son dos.

    - Sam ! dit-il en secouant doucement son ami.

    -Laisse ! dit gentiment le médecin en s’agenouillant à côté de lui , on s’en occupe.

    - SAM  ! Je sais que ce n’est pas vrai, réveillez-vous !

    - Thomas. 

    - Il y a quelque chose qui cloche, s’entêta le jeune garçon.

    - Thomas, écoute…

    - Je sais !

    - Thomas…

    -Le sang, il n’y a presque pas de sang ! Monsieur Gallager, je ne sais pas pourquoi  mais... Cherchez la balle ! ajouta-t-il. 

     - Mais….mais il a raison, ajouta le médecin incrédule, il n’a qu’une blessure à l’épaule. Vous êtes certain qu’il a reçu une balle à bout portant ?

    - Je l’ai vu ! répondit le père du jeune homme et puis pourquoi est-ce qu’il ne réagit pas s’il n’a pas été gravement touché ?

    - Oh mince ! jeta Hartley, regardez , il y a une balle ici ! une septième balle, on a retrouvé les autres mais c’est impossible comment quelqu’un peut-il rater un mec d’aussi près ?

    - Peut-être ne l’a-t-il pas raté ? répondit Thomas.

    Il écarta la veste du jeune policier et glissa sa main dans la poche intérieure. Il ne savait pas vraiment pourquoi il agissait ainsi. Une intuition, juste une intuition.

    Ses doigts se refermèrent sur un objet mou rectangulaire, le portefeuille du jeune homme, et sur une surface métallique bosselée. 

    Il sortit l’objet et le montra au vieil homme.

    - Regardez, Monsieur Gallager, son insigne de flic est tout déformé !

    - L’insigne a dévié la balle ! murmura Harley, ce mec est vraiment le plus chanceux que je connaisse !

    - Oui, ajouta le médecin, mais ça a dû lui faire un sacré choc quand ça l’a percuté , m’étonne pas qu’il soit toujours dans les vapes !

    Thomas sourit et soupira de soulagement.

    - C’est d’être flic qui l’a sauvé ! Monsieur Gallager. Oh seigneur, ajouta-t-il en se laissant glisser contre le mur, je promets de ne plus jamais lui pourrir la vie ! Enfin...au moins durant quelques jours...

    Thomas ferma alors les yeux terrassé soudainement par une incroyable fatigue.

    - Euh ? dit Jérémy en tirant sur la manche d’un secouriste, il faudrait peut-être que quelqu’un s’occupe de lui aussi.  Il a combattu un dragon, massacré un flic et maintenant il vient de ressusciter un mort , je crois que si vous pouviez lui filer un petit peu d’oxygène , ça ne lui ferait pas de mal !

    A suivre……Michelle Huenaerts

     

  • A rainy day partie 26 : une petite nouvelle issue de l'univers de Thomas Robin

     

    A rainy day partie 26 : une petite nouvelle issue de l'univers de Thomas Robin

     

     

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    Thomas entendit le bruit de sirènes provenant du bout de la rue.

    - C’est pas trop tôt , soupira Jérémy, c’est bien la première fois que je suis content de les voir ceux-là !

    Thomas se laissa tomber de découragement sur le muret à côté du concierge qui regardait hagard l’autre côté de la rue.

    - Robin, tenta Jérémy…

    - Je suis très inquiet pour Sam !

    - Ecoute.....Rob…..Thomas…

    Jérémy s’assit à côté du jeune acteur.

    -On ne devrait jamais juger les gens sans les connaître, dit-il. Tu es  quelqu’un de bien, un peu extrême dans ton genre, ajouta-t-il en souriant, mais…bref …

    -Extrême ?

    - Et bien, en général les stars détruisent leur chambre d’hôtel, pas les diplodocus et, ajouta-t-il, ça, en moins de trente secondes !

    -Tu crois qu’ils vont me mettre en prison ?

    Jérémy Loyd éclata de rire.

    - Bienvenue au club ! ça fait dans les combien un dino, tu crois ?

    - Je crois que je vais faire une nouvelle crise d'hyperventilation !

    - Tu seras malade plus tard, répondit Jérémy , on a d’autres priorités ! Regarde…

    Thomas tourna la tête dans la direction indiquée par le jeune homme.

    Les deux combis de la police, qui s’étaient immobilisés à vingt mètres d’eux, venaient d’être dépassés par une voiture noire. Celle-ci s’immobilisa dans un grand crissement de freins et un homme plutôt âgé portant une barbe en descendit.

     - C’est le père de Sam, Jérémy, il…

    - Où est-il ! jeta le nouvel arrivant.

    - A l’intérieur mais comment …

    - Qu’est-ce qu’il fiche à l’intérieur ! Pourquoi n’a-t-il pas attendu les renforts !  Grouillez-vous !hurla-t-il  à l’adresse des policiers.

    Il se retourna vers le jeune garçon

    -Je t’expliquerai plus tard,Thomas.

     

    Sam se laissa glisser pour s’accroupir contre la paroi et réfléchit rapidement à la meilleure tactique à adopter.

    Avancer sans bruit aurait peut-être été utile s’il avait pu joué sur l’effet de surprise mais, dans ce cas précis...

    Il respira profondément.

    - POLICE ! cria-t-il . Le bâtiment est encerclé !

    Pour toute réponse, une détonation déchira le silence et une balle érafla le mur à quelques trente centimètres devant lui.

    Sam recula précipitamment pour se mettre à l’abri derrière une colonne.

    -T’en a marre de l’existence, sale flic ! Fais un pas dans ce couloir, j’en meurs d’envie !

    Sam ne répondit pas. Une balle en moins, pensa-t-il, à supposer qu’il n’ait qu’un chargeur .

    Le jeune homme essaya mentalement de raisonner sa peur. La sueur glissait le long de son front , brouillant sa vue lorsqu’elle franchissait le seuil de ses paupières mais, pas le choix…

    Il essuya son front du revers de sa manche et estima rapidement l’espace qui le séparait de la colonne suivante.

    Il prit rapidement son élan. Un second coup de feu suivit sans que Sam puisse percevoir l’endroit que la balle avait percuté.

    Et de deux !

    - A quoi ça va vous avancer de buter un flic , cria-t-il. Lâchez votre arme, c’est fini !

    Une troisième détonation lui répondit.

    - Tu m’as bien roulé mais je vais au moins m’offrir le plaisir de te crever, sale poulet !

    - C’est vrai que si vous pouviez me rendre la clé de mon bureau, ça serait assez sympa parce que sinon j’aurai beaucoup de mal à aller travailler demain! Disant cela, Sam s’élança pour atteindre une haute statue placée au centre du couloir.

    Trois coups de feu résonnèrent.

    - Il n’y aura pas de « demain » pour toi ! hurla l’autre.

    Le jeune homme n’eut que le temps de se jeter au sol , la dernière balle arrachant au passage un petit morceau de marbre .

    Ce fut ensuite le silence puis un léger déclic suivi de…

    - Saleté de truc !

    Son barillet est vide , pensa le jeune homme en se redressant.

    A l’autre bout du couloir, il perçut un bruit de course. Les renforts, enfin !

    Il courut jusqu’à l’entrée de la consigne et se plaça arme au poing devant l’homme.

    - Je crois que finalement demain se lèvera pour moi, dit-il. Pour vous aussi, notez mais en prison, ajouta-t-il en souriant.

    - Tu crois que je n’ai pas compris ton manège, minable, répondit l’homme, j’ai dit que je te ferais la peau, aujourd’hui !

    Sam le vit alors  relever l’arme qu’il tenait toujours dans sa main et il resta pétrifié une seconde de trop, l’autre tira sans l’ombre d’une hésitation.

    Un bruit sourd résonna alors, un bruit terrible, semblant s’amplifier sur chaque paroi du couloir.

    - Il me restait une balle, l’ami, tu t’es laissé berner pas un simple « clic » .C’est ça votre problème à vous les  flics, vous vous croyez plus malins que les autres ! Dis bonjour à St Pierre pour moi !

    Sam incrédule porta la main à hauteur de son cœur. Etait-ce vrai ? l’autre l’avait-il vraiment tué ? Bizarre,il ne ressentait  aucune douleur.

    Quelqu’un hurla son nom à l’autre bout du couloir

    -Papa ?

    Le décor commença alors à tanguer dangereusement et le jeune homme s’effondra sur le sol.

     A suivre........Michelle Huenaerts

  • A rainy day partie 25 : une petite nouvelle issue de l'univers de Thomas Robin

     

     

    A rainy day partie 25 : une petite nouvelle issue de l'univers de Thomas Robin

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     - Un bruit de pas résonna  à ce moment dans le couloir leur faisant face.

    - Allez tous vers la sortie ! murmura Sam. Dépêchez-vous, dès que j’ouvre la grille, vous filez !

    - Quoi ! s’inquiéta Thomas…..mais…..mais…..et vous ?

    Le jeune policier se dirigea rapidement vers Thomas, le prit sans ménagement par le bras et le tira vers la porte qu’ils avaient franchie quelques minutes plus tôt.

    -Grouillez-vous ! jeta-t-il à l’adresse du concierge et de Jérémy.

    - Sam….mais….

    Le jeune homme sortit de sa poche la fameuse clé et la mit dans la main de Thomas.

    - Soyez prêt !  Vous courez tous le plus vite possible vers l’extérieur et vous attendez les flics !

    -Non, il n’en est pas question ! jeta Thomas en essayant de dégager son bras.

    - Jérémy ! Je vous confie «  Monsieur le Tueur de Dino » ! Si vous ne le lâchez pas et l’empêchez de faire n’importe quoi ….disons pendant au moins cinq minutes , ça sera déduit de votre note !

    -L’empêcher de faire des conneries pendant cinq minutes ! jeta Jérémy incrédule, vous demandez la lune, là !

    -Je sais, répondit Sam en souriant.

    Il tapota légèrement l'épaule de Thomas.

    -Vous savez bien que j’ai neuf vies comme les chats, non ? 

    Il lâcha le jeune garçon et se positionna devant la grille bloquant l’accès à la consigne.  Il glissa ensuite la perche improvisée entre les barreaux et amena doucement le bout de l’os contre le bouton d’ouverture.

    - Je compte jusqu’à trois….Un…deux…allez-y, filez !

    Un bruit assourdissant retentit lorsque les différentes grilles se levèrent.

    Sam sortit rapidement l’arme de sa poche et se plaqua contre le mur.

    Jérémy Loyd poussa le concierge et Thomas vers l’extérieur.

    - Vite !

    - On ne peut pas laisser Sam ! tenta Thomas.

    -Dépêche toi de courir, Robin ! N’oublie pas que c’est toi qui a la clé à présent, alors magne-toi !

    Thomas stoppa net.

    - Je ne peux pas le laisser, il va se faire descendre !

    Jérémy constata que le concierge avait à présent presque atteint le grillage. Il leva les yeux au ciel….

    -Mais qu’est-ce que tu me fais là ?Ce mec est flic !

    -Je me fiche qu’il soit flic ou...

    - Robin ! je ne vais pas te porter, ok ? fais-lui confiance, bon sang !

     

    Sam repéra l’entrée du couloir menant à la consigne, le dit couloir n’offrant apparemment aucune possibilité de se cacher aux yeux de l’autre.

    Il s’immobilisa un instant essayant de faire taire les battements de son cœur.

    C’était une chose que d’enquêter, chercher des indices, rassembler des preuves de culpabilité, c’était bien sûr autre chose de se retrouver à quelques mètres d’un mec qui n’hésiterait sûrement pas à lui faire la peau !

    A suivre........Michelle Huenaerts

  • A rainy day partie 24 : une petite nouvelle issue de l'univers de Thomas Robin

    A rainy day partie 24 : une petite nouvelle issue de l'univers de Thomas Robin

     

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    - Je suis flic …vous…vous ne pouvez pas faire ça devant moi, je…

    - Vous pourriez peut-être regarder ailleurs cinq minutes, suggéra le concierge.

    - Mais non ! Ecoutez, il y a sûrement une autre solution et…..

    - Et bien nous vous écoutons, Sam , dit Thomas.

    -Ça va venir, laissez-moi juste deux minutes !

    Le jeune homme se prit la tête dans les mains.

    - Sam, faites vite !

    - Ah voilà, j’ai trouvé ! jeta-t-il soudain sur un ton victorieux.

    - Pas trop tôt ! maugréa le concierge.

    -Dépêchez-vous ! continua le jeune policier, vous allez tous vous regrouper devant cette grille pour servir d’appât, moi je me cache ici, un peu en retrait et dès qu’il se pointe pour vous essayer de vous tuer, je...

    Thomas le considéra les yeux exorbités.

    - Il est complètement fou, ton copain, jeta Jérémy !

    - Euh ? en effet, dit le concierge, mauvaise idée !

    -Mais…...mais……

    - On revient au plan initial, continua Thomas. Il faut que quelqu’un me fasse la courte échelle !

    - On va faire appui chacun de notre côté, dit Jérémy, vas-y, grimpe !

    Thomas le fixa avec méfiance.

    - Je ne ferai rien, ok ! Tu crois que j’ai vraiment envie de me retrouver avec Sullivan en face de moi !

    -Ok, répondit Thomas en posant son pied sur les mains du jeune homme.

    - Ecoutez, tenta encore Sam…c’est complètement…

    - Soulevez-moi pour que j’atteigne le haut, continua Thomas sans se préoccuper de l’intervention de son ami. Misère ! comment est-ce que je vais faire pour détacher ce truc.

    Jérémy sortit un petit couteau de sa poche et le tendit à Thomas.

    - Essaie avec ça !

    - Seigneur ! murmura Sam, je ne veux pas voir ça !

    - Arrêtez d’être aussi buté, Sam, dit Thomas en grattant la colle et en extirpant l’attache à l’aide du couteau……pour recoller ce truc, ça leur prendra dix minutes au plus alors…

    - Tu veux qu’on te pousse un peu plus haut ? demanda Jérémy.

    - Oui ça serait mieux mais allez-y doucement , très douc…aaaahhhhhhhhhhh !

    Thomas bascula en avant et tenta de se raccrocher à la première chose se trouvant à portée de ses mains, le long cou du diplodocus.

    Et là, stupeur, le squelette bascula.

    La suite fut suivie par un effroyable fracas lorsque le squelette s’écrasa sur le sol en entraînant Thomas dans sa chute.

    -Robin ! hurla Jérémy…bon sang, où est-il !

    Sam prit la torche posée sur le socle

    - Thomas !

    -Je…je suis ici, je vais bien….

    - Je savais que ce plan était pourri !

     Thomas se releva en se massant les fesses.

    - Euh ? tenez Sam, dit-il timidement en lui tendant l’os provenant du dinosaure…..je…..je crois que vous allez pouvoir atteindre le bouton maintenant.

    Le jeune homme lui arracha la côte des mains.

    - 10 minutes au plus pour recoller, hein !

    - Et bien en fait…..

     -Chaque chose en son temps ! répondit Sam. Maintenant que votre idée génialissime nous a fourni le moyen d’ouvrir cette grille, autant en profiter, non ? Excusez-moi, continua-t-il en contournant le concierge qui s’était jeté à genoux devant le socle.

    - C’est une catastrophe, une catastrophe, une catastrophe ! répétait  celui-ci en sanglotant.

    -Et bien Robin, dit Jérémy en lui donnant une légère tape dans le dos, je suis finalement assez content de t’avoir rencontré, au moins , avec toi on ne s’ennuie pas!

    A suivre. Michelle Huenaerts.

    ( Vraiment un tout grand pardon au British Museum )

     

  • A rainy day partie 23 : une petite nouvelle issue de l'univers de Thomas Robin

     A rainy day partie 23 : une petite nouvelle issue de l'univers de Thomas Robin

     

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     - Quoi ! s’exclama le concierge ….mais….mais …vous ne pensez quand même pas que…

    - Oh, c’était juste une suggestion, coupa Thomas, si quelqu’un a une meilleure idée….

    -Ça ne serait pas difficile ! répondit Sam …parce que pour trouver plus stupide …

    - Ce n’est pas si stupide …en fait…

    - S’il vous plaît, allez rejoindre votre copain Jérémy …et…et laissez-moi réfléchir deux minutes en paix.

    Sam s’assit contre la grille et posa sa tête entre ses genoux . Il se demandait comment il avait pu être aussi stupide pour venir ici en pleine nuit sans renfort !

    Il respira profondément.

    Ça n’avait pas de sens, comment ce mec avait-il bien pu faire pour le doubler et entrer ici sans problème ?

    -Je crois que je pourrais peut-être contacter Gary, jeta soudain le concierge….enfin ….si…si vous voulez bien me prêter votre portable.

    - Parce qu’en plus il n’y a pas de téléphone ici ?

    - Et bien si mais…

    - Je sais, soupira Sam, de l’autre côté de la grille ! Tenez ajouta-t-il en lui tendant son portable.

    - Gary Sullivan fait partie de la sécurité, continua l’homme, et je crois que…

    Sam se redressa d’un bond.

    - Qu’est-ce que vous avez dit ?

    - Et bien, je pense que….

    - Le nom !

    - Gary Sullivan…Pourquoi ?

    - Bon sang, pesta Sam en donnant un coup de pied dans le mur, il nous aura roulé jusqu’au bout ! Jérémy, c’est votre complice qui a eu l’idée de cette consigne ?

    -Oui mais je ne savais pas qu'il travaillait ici !

    - Il nous suit depuis le début et il a fait exprès de déclencher l’alarme pour …

    Sam hésita un instant.

    - Il sait que nous sommes enfermés ici !

    -Quoi ! s’affola Thomas.

    - Et vous ne lui avez pas laissé la bonne clé, murmura Jérémy. Il ne va pas être très content !

    - Je sais, continua Sam, pas la peine de me le rappeler ! il n’a pas la bonne clé et...

    - Et il va rappliquer ! coupa Thomas. Il nous tuera, nous égorgera, nous massacrera sauvagement, nous coupera en morceaux  et après … il ….il prendra la clé !

    - 6 pieds, dit le concierge complètement terrorisé.

    -Quoi ? jetèrent Jérémy et Thomas d’une même voix.

    - La longueur d’une côte de ce diplodocus, ça fait 6 pieds et….et je ne veux pas mourir égorgé et coupé en morceaux !

    - Compris 5 sur 5 ! répondirent Thomas et Jérémy en se dirigeant vers le squelette.

    - Mais…mais pas du tout ! tenta  Sam, il n’est pas question de ….de détériorer ce dinosaure…c’est un délit…c’est…

    - Vous savez, Sam, ce dino est mort depuis pas mal de temps alors une côte en moins ou en plus alors que nous…..

    -Aux grands maux les grands remèdes, poursuivit Jérémy en escaladant le socle. Dégradation du patrimoine préhistorique ! Vous ajouterez ça sur ma note Monsieur Gallager, au point où j’en suis !

    - Attends ! je vais t’aider dit Thomas.

    -Euh ? je vous file un coup de main, ajouta le concierge en arrachant la torche des mains de Sam.

    -Mais….Mais on ne peut pas ! bredouilla Sam…c’est….c’est…

    - Vous n’avez pas entendu, Sam, dit Thomas en désignant Jérémy…..on ajoutera ça sur sa note et nous on niera tout, alors venez nous filer un coup de main !

    A suivre…….( Michelle Huenaerts)

     

  • A rainy day partie 22. Une petite nouvelle issue du l'univers de Thomas Robin

    A rainy day : partie 22. une petite nouvelle issue de l'univers de Thomas Robin

     

    vu-gall-index-im_3141_1 Source :

     

    - Il faut vraiment que tu sois toujours aussi désagréable ! jeta Thomas en dégageant son bras.

    - Ne râle pas, Robin ! on entre dans la tanière des gros monstres alors tu devrais être content !

    Thomas haussa les épaules et franchit, à la suite du concierge et de Sam, les lourdes portes de chêne.

    - On ne pourrait pas éclairer légèrement ? demanda-t-il.

    Il discernait en plissant les yeux une grande forme au centre de  la pièce et disons que…bref, c’était un peu flippant.

    - Suivez la lumière de ma torche, répondit le concierge, je ne peux pas vous offrir plus d’éclairage sans déclencher une alarme, alors…

    - On a peur, Robin ?

    - Pas du tout ! je m’informe, rien de plus.

    La forme était en fait le squelette du diplodocus trônant au centre du hall.

    -  BOUUUUH !  jeta Jérémy Loyd , en poussant Thomas dans le dos !

    - AAAAAAAAHHHHHHH ! es…..es…..espèce d’idiot !

    Sam leva de nouveau les yeux en soupirant d’exaspération tandis que Jérémy Loyd éclatait de rire, mais…

    -Euh ?....ça….ça ne va pas, Robin ? Euh ? Monsieur Gallager…..il….je crois qu’il ne va pas bien……

    Thomas s’était en effet laissé tomber sur le socle du géant et il portait la main à sa poitrine ayant visiblement beaucoup de mal à respirer.

    -Misère ! dit Sam, il ne manquait plus que ça !

    - Qu’est-ce….qu’est-ce qu’il lui arrive ?

    - Thomas souffre d’hyperventilation, Jérémy ! Voilà ce que c’est de faire les malins !

    - Mince ! Je  vais être accusé aussi d’avoir tué Robin ?

    - Arrêtez de dire des bêtises !

    - Thomas, ça va mieux ?

    Le jeune garçon acquiesça doucement.

    - Oui ! C'est juste cet...cet... qui...

    - On arrête, d'accord ! Allez, en route tous les deux !

    Jérémy Loyd tendit la main à Thomas pour l’aider à se remettre debout.

    Thomas saisit la main tout en considérant le jeune homme avec méfiance.

    - Je …..tenta  Jérémy.

    - Laisse tomber, ok !

    - J’ignorais que tu….

    - Laisse tomber, je t’ai dit que j’allais bien, je...

    A ce moment-là, une sonnerie assourdissante retentit dans tout l’édifice.

    Thomas se figea sur place.

    Jérémy lui retendit immédiatement le sac.

    - Qu’est-ce qui se passe ? dit Sam.

    - C’est l’alarme, répondit le concierge, dépêchez-vous, il faut sortir d’ici vite ou…

    Un bruit métallique retentit provenant du plafond.

    - Qu’est-ce qui se passe encore, bredouilla Thomas.

    - Vite, la sortie ! jeta Sam .

    - Trop tard, dit le concierge !

    - Pourquoi trop tard ! s’affola Jérémy.

    Sam s’arrêta net et soupira.

    - Parce qu’on est enfermé, répondit-il.

    Il prit la torche des mains du concierge et balaya les pourtours de la pièce. d'immenses grilles obstruaient à présent les issues menant non seulement au cœur du musée mais aussi aux sorties.

    - C’est ça vos fameuses farces ? dit Sam.

    - Quelqu’un est entré, répondit le concierge, il a déclenché l’alarme.

    - Mais il est entré par où ? demanda le jeune inspecteur.

    - Probablement par l’arrière de l’édifice, je n’en sais rien.

    Sam sortit son portable de sa poche.

    - Je vais appeler des renforts ! Vous, essayez d’ouvrir la grille, jeta-t-il à l‘adresse de l’homme.

    - Je ne peux pas ouvrir la grille, le bouton d’ouverture est de l’autre côté…

    - Allô, ici, le inspecteur Gallager, quelqu’un vient de  pénétrer au Musée d’Histoire Naturelle...Oui, faites vite, c’est urgent !

    - Pourquoi est-ce si difficile d'ouvrir ? continua-t-il à l’adresse de l’homme.

    - Et bien…

    - Où est le bouton d’ouverture ?

    Le concierge se dirigea vers le grille du fond suivi par le jeune homme.

    - Il est ici, dit-il, en indiquant un bouton vert situé à plus ou moins un mètre de l’autre côté de la grille.

    - Il est de l’autre côté ? mais c’est insensé ! Où est la consigne ?

    - De l’autre côté aussi, soupira l’homme.

    - Mais c’est pas vrai ! ragea Sam, comment est-ce que je vais faire pour…pour atteindre ce bouton !

    Il sentit qu'on le tirait par la manche.

    -Sam ?

    - Plus tard, Thomas…je…

    - Sam ? Je crois que j’ai une idée pour atteindre le bouton.

    Le jeune homme se retourna légèrement excédé.

    - Je vous signale que pour atteindre ce bouton, Thomas, il nous faudrait un truc de plus d’un mètre, alors, à moins d’avoir le bras long, je…

    - A votre avis, Sam, répondit le jeune garçon, ça fait dans les combien une côte de dinosaure ? 

    A suivre…….(Michelle Huenaerts)

  • A rainy day partie 21 . Une petite nouvelle issue de l'univers de Thomas Robin

    A rainy day partie 21 . Une petite nouvelle issue de l'univers de Thomas Robin

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    Thomas donna distraitement un coup de pied dans une petite flaque d’eau.

    Jérémy Loyd fit un bond de côté.

    -Tu peux arrêter deux minutes de faire le singe !

    Sam leva les yeux vers les lampadaires mouillés pour la dixième fois de la soirée.

    -Vous ne pourriez pas faire une légère pause tous les deux ? Jérémy n’oubliez pas la raison pour laquelle nous sommes ici ! Thomas, vous avez voulu venir, alors…

    -Bien sûr, ricana Jérémy , il veut à tout prix voir les grosses bêtes !

    - La ferme ! bougonna Thomas en baissant la voix pour s’assurer que seul son voisin l’entende.

    - Nous y voilà , dit Sam. Dépêchez vous !

    - Sauf qu’on est du mauvais côté de la grille, poursuivit Thomas en élevant légèrement la voix, on entre comment dans cette forteresse ?

    - On sonne à l’interphone, répondit simplement le policier en approchant l’index du bouton situé à droite de la grille.

    « Inspecteur Gallager de Scotland Yard, énonça-t-il »

    - Ah ! tout de suite, c’est nettement moins aventureux ! n’est-ce pas la star ?

    -Toi si tu continues…

    - Arrêtez, ok ! vous me filez le mal de crâne à la fin !  On est dans les problèmes jusqu’au cou au cas où vous l’auriez oublié et en plus on est pressé ! Jérémy, Gally Sullivan doit être en ce moment même chez vous et croyez-moi il est en train de mettre tout sens dessus dessous pour retrouver la clé !

    - La clé, s’écria soudain Thomas. Sam, on a oublié la clé !

    - Non , sourit le jeune homme; on a juste oublié une copie de très mauvaise qualité. Vous ne pensez quand même pas que je suis aussi stupide !

    - Mais vous êtes fou ! s’emporta Jérémy …vous… vous pensez que ce type va venir chez moi et …et…

    - Et c’est pourquoi, j’étais extrêmement pressé de partir ! répondit Sam

    -Mais…mais il….il va…tout saccager ! ma mère est à l’étranger mais quand elle va revenir , elle...

    - Elle vous retrouvera en vie, répondit le jeune policier et croyez-moi plus il se fera remarquer dans votre quartier, plus ça plaidera en votre faveur devant le jury !

    - Le…le jury mais qu’est-ce…qu’est-ce qui va m’arriver ?

    - La prison à vie, je crois, répondit négligemment Thomas, je pense honnêtement qu’ils ne vont pas te pendre, mais qui sait ?

    - Espèce de…

    -Le juge déterminera une caution, répondit Sam, vous en êtes à votre premier délit, vous devriez être en liberté jusqu’à votre jugement !

    - Mais…mais ensuite ?

    Le jeune policier soupira.

    - Ensuite, je n’en sais rien ! mais comme vous avez collaboré, avec un bon avocat vous vous en tirerez sans doute avec un sursis, ok ?

    Jérémy Loyd saisit le bras de Sam.

    - Pourquoi avez-vous fait ça, je veux dire, m'aider ?

    - Bonne question ! bougonna Thomas.

    - Cherchez pas à comprendre ! murmura Sam, je dois être légèrement stupide.     Ah ? voila notre homme !

    - La police à cette heure ? jeta le nouveau venu légèrement énervé, j’espère que ce n’est pas une blague parce que sinon je vous prie de croire que…

    Sam sortit son insigne de sa poche

    -Ah ? Et quel est le problème ?

    - Nous devons entrer ! répondit le jeune homme, menez-nous à la consigne , nous devons récupérer un objet !

    - Un objet ? vous avez oublié votre parapluie lors de votre dernière visite ?

    - Il s’agit d’un objet volé, répondit Sam, vous êtes en quelque sorte receleur, ajouta-t-il en souriant.

    L’homme dégagea le verrou de la lourde grille.

    - Et bien, on aura tout vu !

    - Est-il possible d’entrer ici d’une autre façon ?questionna Sam.

    - Pas sans déclencher l’alarme et…..et aussi d’autres petites farces, ricana l’homme.

    - Farces ?

    - Oh rien d’important, de toute façon , on ne va rien déclencher, alors…

    Thomas avisa les marches menant à l’entrée principale.

    - On va passer par là ? on va voir les dinosaures ?

    Le concierge se retourna , sa torche éclairant le jeune garçon, ses yeux scrutèrent ensuite le visage de Thomas comme s’il cherchait à se rappeler où…

    - Oui, ok c’est lui ! jeta Jérémy en attrapant le jeune acteur par le bras, je sais qu’il a l’air nettement moins stupide à l’écran mais c’est la différence entre fiction et réalité ! Vous lui demanderez un autographe plus tard, si vous voulez bien, ajouta-t-il. Pour l’heure, Monsieur Robin, doit absolument aller voir la grosse bête avec les grandes dents, il a gardé un cœur d'enfant !

    A suivre.......Michelle Huenaerts