Loisirs - Page 6

  • Immersion totale ( partie 2) une petite nouvelle issue de l'univers de Thomas Robin

    Immersion totale partie 2 : une petite nouvelle issue de l'univers de Thomas Robin

     

    post 15 juillet

     

    Thomas claqua la porte de sa maison espérant que ses parents ne s'attarderaient pas trop chez lui. Il allait leur laisser largement le temps de s'étriper et puis avec un peu de chance, ils repartiraient chacun dans leur nouveau foyer en l'oubliant pour un bon moment.

    Il sentit qu’on lui saisissait brusquement le bras.

    - Attends !

    Reconnaissant la voix, il soupira.

    - Je vais juste faire un tour, ok ? inutile d’en faire un drame.  Je suis vraiment désolé que tu ais dû assister à cette manifestation d'affection intense. 

    - Il n’a pas réfléchi, Thomas…Je veux dire, ton père, il ne pensait pas ...

    Le jeune acteur éclata de rire.

    - Au contraire, il a très bien exprimé ses idées !  Il serait temps qu’ils remettent un deuxième gosse en route tous les deux, chacun de leur côté bien sûr vu qu'ils ne peuvent plus s'encadrer depuis leur divorce !

    Philippe Morosini soupira.

    - Quelqu’un de normal qui leur offrirait une vie sans histoire poursuivit Thomas.  Moi, je suis une vraie montagne russe. Quand ce n'est pas un cinglé qui essaie de me trucider, ce sont les journaux qui s'en chargent.  Tu sais, les gens m'adoraient quand j'étais ce que l'on appelle "un enfant star" ! Il va falloir apparemment que je change de boulot !

    Il émit un léger gémissement de douleur.

    - Saleté de jambe !

    - Que t'ont dit les médecins?

    - J'évite les médecins ! C'est juste le froid. Les anciennes blessures n'aiment pas trop le climat anglais. ( Voir le Maître des Loups )

    - Des séances de kiné peut-être?

    - Je risque d'avoir plein de temps pour ça ! bougonna Thomas.

    Un mec promenant un chien passa à côté d’eux à ce moment, il releva la tête et dévisagea le jeune acteur de haut en bas.

    Philip saisit le bras de son ami pour l’emmener un peu plus loin.

    - Marchons, tu veux ! inutile de se faire remarquer ! Il ne manquerait plus qu’on provoque une émeute ici. T’aurais pu prendre des lunettes noires, non ?

    - Il y a bien longtemps que je n'ai plus provoqué d'émeute ! riposta le jeune homme.

    Il grimpa sur le muret qui encadrait une coquette demeure d’Heath Street .

    - Tu crois qu’on me voit assez là ? Tu pense que j'ai un chouia de chance de la provoquer cette petite émeute?

    - Arrête de faire l’idiot !

    - Je leur joue quoi ? Shakespeare, Hamlet ?....ah non , j’oubliais, je ne suis pas un assez bon acteur  !

    - Thomas, je ne sais pas ce qui t’arrive ! tenta Philip exaspéré, mais une chose est sûre ! Je ne savais pas que tout devait tourner obligatoirement autour des problèmes de ta petite personne !

    Disant cela, il tourna les talons.

    - Je ne suis pas petit ! cria Thomas.

    - C’est ce que je disais !

    - Quoi ?

    Philip s'arrêta et se retourna.

    - Tout ce qui t’intéresse, c’est toi ! Tes malheurs, la tragédie de ta vie, tes angoisses, tes remords, et bien sûr, ta célébrité, n’oublions pas, bref toujours toi ! 

    Thomas soupira.

    - Tu as raison, c’est juste que...

    - Même si tu n’étais plus acteur, tu aurais tellement à faire !

     - J’ai besoin de jouer pour me sentir vivant ! Quitter ma peau et endosser celle des autres, autrement, je finis par angoisser et à repenser à toutes ces histoires ( voir la trilogie) et...

    - C’est ce qui fait que tu es toi, quelqu'un qui n'est pas tout à fait comme les autres à cause de ce qu'il a vécu. Ta route est donc peut-être ailleurs ?

    Thomas détourna les yeux sans répondre.

    Philip tira sur sa manche et plaça devant ses yeux un billet de 10 livres qu’il venait de sortir de sa poche.

    - Je connais un établissement à Camden Lock qui vend les meilleurs brownies de toute la ville, des gâteaux au citron aussi et une super tarte au chocolat et tout ça bien à l'abri de ce froid !

    - Arrête ! coupa Thomas, c’est pas réglo !

    Philip fit mine de replacer le billet dans sa poche.

    - Ah ! Comment se fait-il qu’il soit possible de m’acheter aussi facilement ! bougonna le jeune acteur.

    Philip éclata de rire.

    - Je sais, c’était un coup bas mais aux grands maux…

    ( A suivre - Michelle Huenaerts)

  • Immersion totale : partie 1 . Une petite nouvelle issue de l'univers de Thomas Robin

    Immersion totale : partie 1. Une petite nouvelle issue de l'univers de Thomas Robin 

     

     

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    Pour Sam, Londres pouvait parfois paraître comme l’une des villes les plus détestables de la planète.

    La pluie, le froid et puis tous ces gens qui se pressaient depuis quinze jours dans les rues bondées de la capitale à la recherche de cadeaux qui finiraient très probablement oubliés au fond d’une armoire.

    Il remonta le col de sa veste, rasant les vitrines pour essayer au maximum de se protéger du vent glacial.

    Son regard accrocha alors par hasard le grand titre épinglé à la Une du « Sun »

    « Nouveau meurtre dans Camden Street ! L’incapacité des inspecteurs de Scotland Yard une nouvelle fois mise en évidence ! » (Albert Leroy)

    Sam soupira. Pouvait-on réellement en vouloir à ces journalistes ?

    Personnellement, il n'enquêtait pas  sur ces crimes mais il savait que l'affaire était difficile.

    Comment trouver des réponses dans des quartiers où le seul mot d'ordre était : silence !

    Et pourtant, Londres était l'une des villes les plus surveillées au monde, pas une rue qui ne possède ses caméras de surveillance, pas une bouche de métro qui n'échappe aux regards de ceux censés faire respecter l'ordre !

    Mais, à quoi bon cette intrusion dans les vies privées si l’on ne pouvait même pas éviter le pire !

    Son regard parcourant la page fut attiré par un autre article, en bas, à droite…

     « Un avenir dans le monde du cinéma pour l’acteur Thomas Robin ?»

    Le jeune homme poussa la porte de la librairie .

    Il acheta le journal, posa la monnaie sur le comptoir puis il ressortit pour se diriger en courant vers un pub situé par chance de l’autre côté de la rue.

    - Votre table habituelle, inspecteur ? cria le tenancier.

    Sam n’était pas vraiment au courant de posséder une table particulière dans cet établissement mais, à deux rues de New Scotland Yard, il devait était très difficile de passer inaperçu.

    L’homme déposa une bière devant lui.

    - Offert par la maison, vous n’êtes pas en service, je suppose ?

    - Vous supposez bien.

    Le tenancier lorgna en direction du journal.

    - Sale affaire que ces meurtres mais vu le quartier comment s’en étonner. Ce n’est finalement que de la petite racaille en moins, non ?

    Sam ne répondit pas.

    Il déplia le journal , cherchant l’article parlant de Thomas Robin.

    Page 3.

    Il imagina un instant ce que devait ressentir en ce moment celui qu’il considérait comme son meilleur ami.

    Thomas Robin relégué en page 3 voire pire depuis plusieurs mois.

    Il soupira.

    - Ce n'est pas la fin du monde, Thomas, murmura-il. Sachant pertinemment que pour le jeune acteur la fin du monde devait paraître beaucoup moins problématique !

    A suivre...

    Michelle Huenaerts.

     

  • A rainy day partie 31 et fin- une petite nouvelle issue de l'univers de Thomas Robin

    A rainy day partie 31et fin- une petite nouvelle issue de l'univers de Thomas Robin

    Extrait Noël.doc2

     - Jérémy Loyd s’apprêtait à mordre pour la deuxième fois dans son sandwich lorsqu’il sentit quelqu’un lui taper doucement sur l’épaule.

    -Pause déjeuner ?

    - Thomas ?

    Jérémy soupira et reposa le sandwich dans la boîte à tartines.

    - Qu’est-ce que tu fais ici ?

    -Et bien en fait j’avais pensé …

    - Et bien en fait, je préfère que tu ne penses pas ! Lorsque tu le fais, il arrive toujours une foule de bricoles !

    - Pftttt ! Quel manque de confiance !

    Thomas s’assit à côté de Jérémy près du socle de pierre.

    -Tu en es où de ta peine d’intérêt général ?

    - Je n’en sais rien ! Une merveilleuse idée qu’il a eue ton copain Sam ! m’est avis que pour que ce truc soit de nouveau présentable, il faudra plus de 300 heures de travail et tout ça grâce à qui ?

    - Oh !

    - Autant dire que je vais passer tout l’été ici ! Je vais ressembler à un vampire lorsque je pourrai enfin sortir de ce mausolée !

    -C’est quand même mieux que la prison, non ?

    -Je suppose, oui ! qu’est-ce que tu vas faire, toi, cet été ?

    - Et bien, je pense aller sur la côte française chez mon grand-père Maurice, il m’a téléphoné, je lui manque.

    - Il est maso, ton papy ?

    Thomas leva les yeux au ciel en signe d’agacement.

    - Sam va sans doute venir avec moi, enfin, disons que je l’ai presque obligé ! Tu sais, il lui faudra plusieurs semaines pour retrouver l’usage de son bras ; en attendant, il est au repos forcé et ça ne lui plaît pas du tout !

    - Il est au repos forcé et il part avec toi ? 

    - Ça lui rappellera le bon temps, répondit Thomas, lorsqu’il était mon garde du corps.

    - Vraiment ?

    - Je ne suis quand même pas aussi détestable !

    Jérémy adressa un léger clin d’œil au jeune homme.

    - Tu es juste imprévisible, exaspérant et comment dire, ajouta-t-il en indiquant le socle où reposait la partie inférieure du squelette déjà reconstituée, légèrement maladroit ? 

    - Je suis tombé ! 

    -Personne n’a dit le contraire.

    -Ecoute…je…je sais que pour ce dino je suis complètement fautif et donc, j’ai eu une idée lumineuse, un truc que je vais faire avant de partir !

    -Thomas, s’il te plaît…

    -Je suppose que tu es au courant que ,ma maison de production très heureuse d’avoir récupéré la copie du film, a  fait un don assez conséquent au Musée d’Histoire Naturelle ?

    - Ah  oui ?

    - Et c’est là que j’interviens ! 

    - Tu peux me dire pourquoi je commence à paniquer ?

    - En fait, je me suis proposé bénévolement pour vous aider à reconstruire le dino. ah ! je vois que tu ne t’attendais pas à ça ! Je compte d’ailleurs le baptiser Jules parce que, vois-tu, je trouve que c’est plus sympa que …

    Il lorgna rapidement vers la plaque apposée sur le socle.

    - Que « Diplodocidé/ Saurischien ...." Bref, ils ont donné leur accord. Ils pensent que ma présence leur offrira une bonne publicité, tu ne trouves pas ça génial ?

    - Misère !

    - Tu vois, toi qui avais peur d’être coincé ici avec l'équipe du musée toutes les vacances, grâce à moi, je pense qu’au lieu de 300 heures de travail, ça devrait être facilement réduit à…à disons 200  voire 150 !

    - Où à 550 ! s’exclama Jérémy. Thomas, ne fais pas ça, tu….

    - Ne me remercie pas, c’est normal, je n’avais pas très bonne conscience vois-tu et…

    - Et tu avais complètement tort …c’était….ce n’était pas ta faute, ok !

    - J’ai déjà suivi une formation ,théorique bien sûr mais largement suffisante, crois-moi ! Faut dire que les dinos m'ont toujours passionné !

    Jérémy soupira et tendit la moitié de son sandwich à Thomas.

    - Merci ! j’ai déjà déjeuné. Tu sais que je connais à peu près tout de Jules à présent ?

    Il sauta sur le socle.

    - « Diplodocus » signifie double poutre, 27 mètres de long et 3,6 mètres de haut. Il pèse plus ou moins 10 tonnes et se nourrit de plantes et de feuilles d’arbres. Son apparition date du jurassique tardif, il y a plus ou moins 150 millions d’années.Il saisit un os au hasard.

    - Tu vois ça, dit-il ?

    - Des comme ça ou d’une famille proche, j’en vois tous les jours et je te signales que tu ne devrais pas toucher à…

    - C’est un chevron, une de ces petites baguettes osseuses qui protégent la face intérieure du long cou de notre cher Jules ! Alors qu’est-ce que tu dis de ça ? impressionné, non ?

    Jérémy sauta sur le socle à côté de Thomas et lui prit un instant l’os des mains.

    Il éclata ensuite de rire.

    - J’ai dit quelque chose de drôle ?

    - Non sauf que…

    - Que ?

    -Très cher spécialiste, ce que tu tiens là, c’est le bout de la queue de Jules ! 

    Fin

     Michelle Huenaerts

     

    La semaine prochaine le début d'une autre nouvelle. Annonce cette semaine wink

  • A rainy day partie 30 : une petite nouvelle issue de l'univers de Thomas Robin.

    A rainy day partie 30 : une petite nouvelle issue de l'univers de Thomas Robin.

     

    Sans titre-12

     

     - Alors, que décidez-vous ?

    - Comment voulez-vous que…

    - Que je vous mette devant vos responsabilités ?

    - Sam…

    -Thomas, je sais que plus que quiconque, vous avez dû comprendre très tôt que tout en ce monde est extrêmement fragile mais vous êtes bien plus fort que vous ne croyez, vous n’avez besoin de personne pour survivre. Je me rappelle même d’un jeune homme qui un jour a échangé sa vie contre la mienne, ce garçon serait-il par hasard de votre famille ? ( Voir la trilogie- le Maître des Loups)

    - Je ne veux plus penser à ça.

    - Avez-vous seulement idée de ce que j’ai ressenti lorsque j’ai crû que vous pouviez mourir par ma faute ? ( Voir la trilogie- Le Maître des Loups )

    - Ce n’était pas de votre faute et….

    -  Thomas,  vous pensez peut-être que les gens qui vous aiment ne s’inquiètent pas lorsqu’ils vous voient au milieu de la foule ? Vous croyez vraiment que c’est à cause de cette  menace terroriste que j’ai pris la place de votre garde du corps lors de cette « première » ? Jouons cartes sur table puisqu’il faut tout se dire ! Moi aussi je serais terriblement plus rassuré que vous soyez autre chose : un jeune garçon inconnu qui ne serait le centre d’intérêt de personne et qui ne serait pas, continua-t-il, la cible de n’importe quel fou à cause d'une certaine prophétie ? ( Voir la trilogie)

    Thomas, tenant toujours l’insigne dans la main, se laissa glisser contre le mur pour s’asseoir sur le sol.

    - Vous êtes ce que vous êtes, Thomas et je suis un flic.

    -La grande nouvelle ! bougonna le jeune garçon.

    - Et bizarrement, continua Sam, nous sommes amis ! Ne pouvons-nous  donc respecter le choix de chacun ? Même si, ajouta-t-il doucement , ce choix nous est douloureux ?

    Thomas considéra un instant la plaque.

    - Vous êtes drôlement vache avec moi, Sam !

    Il se remit debout et posa l’insigne sur le lit.

    - Et complètement lamentable ! Vous le savez, n’est-ce pas ? Et je vous le rends juste parce que je le veux, ajouta-t-il, et non parce que….parce que…

    - Hum ? Je sais, répondit le jeune policier en se retenant de sourire.

    - Et votre père ?

    - Mon père ?

    -Et bien, continua le jeune homme sur un ton légèrement narquois, lui aussi vous ne pouvez pas lui demander d’être ce que vous voulez qu’il soit…ça serait drôlement égoïste, vous ne trouvez pas ? Même si l’admettre vous est douloureux, ajouta-t-il en adressant un léger clin d’œil à son ami.

    Sam grimaça légèrement.

    - Ok ! je capitule ! Vous savez que vous être très dur en affaire !

    -Ce qui signifie…

    - Ce qui signifie que vous pouvez avertir mon cher paternel que j’ai renoncé à l’étriper…provisoirement !

    - Mais quel rancunier ! répondit Thomas en levant les yeux au ciel, à au fait…

    Le jeune homme plongea la main dans sa poche.

    - Vous m’aviez confié cette clé, Sam et…enfin...finalement, je crois que l’inspecteur en chef était tellement en rage qu’il a dû faire pulvériser le coffre de la consigne mais je ne sais pas quoi faire de cette chose et…

    - En fait, comme il ne savait pas le numéro du coffre  il a dû faire pulvériser toute la consigne, pouffa Sam mais l’important c’est que nous ayons retrouvé la copie, non ?

    - Etet Jérémy, Sam, vous disiez que…

    - Il n’a jamais commis de délits auparavant, je pense donc pouvoir arriver à négocier quelque chose pour lui.

    Le visage de Thomas s’illumina.

    - Vous êtes sérieux ?

    - Si je vous le dis !

    - Et …et pour…

    - Un autre problème, Thomas ? jeta négligemment Sam.

    -Oh ! Et bien, maintenant que vous le dites, il y a ce léger détail qui décorait auparavant le hall du musée et qui est nettement moins décoratif à présent, il faut l’avouer.

    -Oh ? vous voulez parler du...

    - Chut ! Ne prononcez pas le mot, Sam, ça me fiche un de ces maux de ventre !

     Le jeune policier sourit  en replaçant son insigne dans le tiroir.

    - Voyez-vous, Thomas, j’ai de grands projets pour cette charmante bébête et finalement, c’est peut-être une grande chance qu’il soit en morceaux !

    A suivre…..Michelle Huenaerts

  • Entre polar et fantastique, découvrez un garçon étonnant : Thomas Robin

     

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    Le Maître des Loups

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     Il affrontera le plus terrifiant des ennemis

     àVenise   "Ce que l'on cache au plus profond de soi ne peut renaître que par amour...."

    Il distinguait des formes alors qu’il avait l’impression de marcher à reculons pour s’éloigner de cette lueur.  Il essayait de lutter mais son corps était attiré vers l’arrière.

    Et enfin, il se sentit glacé. 

    Il tombait, s’enfonçant et s’enfonçant encore...

     

    "Que cachent les murs du cimetière de San Michele ? 

    Thomas Robin, jeune acteur britannique, aurait certainement préféré ne jamais découvrir le secret le liant à un alchimiste du nom de Thomas Loiseau mis à mort par son frère en 1654 pour haute trahison et sorcellerie.

    Malheureusement ce terrible secret a déjà été découvert par un personnage inquiétant des plus pervers  : Lorenzo Chioggi, noble Vénitien, aux manières si raffinées qui a pourtant déjà tant de sang sur les mains.

    Un homme apparemment fasciné par les loups.

    Celui-ci aura vite fait de découvrir que la pire faiblesse de Thomas Robin est son affection fraternelle pour l'inspecteur de Scotland Yard, Sam Gallager.

    Thomas n'aura donc guère le choix s'il veut sauver son ami.

    Il devra affronter ses pires terreurs et accepter son héritage caché dans l'un des endroits les plus mystérieux de Venise."

    Michelle Huenaerts   

     

     

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  • A rainy day partie 29 : une petite nouvelle issue de l'univers de Thomas Robin.

     

    A rainy day partie 29 : une petite nouvelle issue de l'univers de Thomas Robin.

     

    Poste du 12 mars

     

    Pendant ce temps à Church Row, chez Thomas Robin.

    - On ira voir Sam ce soir, c’est promis ! Je pense qu' on ne risquera plus rien.

    - Pas trop tôt, maugréa Thomas ,et pour Jérémy ? 

    -Ils l’ont arrêté. On ne peut rien faire dans l’immédiat !

    -Mais….Mais c’est moi qui ait détruit ce …et….et puis il a y ce flic que….

    Le père de Sam détourna les yeux légèrement mal à l’aise.

    -Euh ? Ce soir, tu iras seul voir Sam…je…et bien disons que j’ai un peu arrangé les choses concernant ces petites broutilles sans importance et…et bien il risque de m'en vouloir encore un peu plus que d'habitude...

    -Qu’est-ce que vous avez fait ?

    -Oh ? Trois fois rien.  J’ai tout d’abord engagé Hartley dans mon agence, quand il dira ça à Lucy…enfin bref quant à l’agent que tu as quelque peu effleuré , il est par chance supporter de Chelsea et bizarrement j’avais justement des contacts pour m'aider à lui obtenir un abonnement en VIP pour toute la saison et bien évidemment il ne pouvais y aller avec un genou en compote, je crois que ça l’a motivé à admettre qu’il ne ressentait aucune  douleur .

    Il adressa un léger clin d’œil au jeune homme.

    -Le concierge n’a quant à lui guère posé de problème, il est proche de la pension, tu sais et les pensions sont d’une misère, c'est honteux ! Bon, j'ai aussi assuré les arrières de Sam au cas où James Taylor aurait eu envie de le virer mais là, honnêtement Sam ne pourra que m'en remercier !

    Thomas le considéra les yeux exorbités.

    - Il va vous pulvériser !

    -Oui , ça se pourrait qu’il ait légèrement l’idée de m’étriper, et pourtant je t'assure que je lui ai offert la meilleure éducation qui soit. Ah ! décidément on n'a jamais ses enfants comme on les éduque.  C'est bien triste, crois-moi, qu'il soit devenu aussi honnête !

    Et donc, quelques heures plus tard...

    Sam esquissait une légère grimace en essayant de saisir la tartine posée sur son plateau-repas.

    -Est-ce que vous êtes sûr que ça va, demanda Thomas en se levant pour aider le jeune homme.

    - Restez assis, ok ! je vais très bien et…

    Thomas prit la tartine sans se préoccuper du regard noir que lui jetait son ami, il la beurra et…

    - Confiture de framboise ou marmelade ?

    - Marmelade, soupira le jeune homme. Seigneur ! quand est-ce que je vais pouvoir sortir d’ici !

    -Vous avez bien failli ne plus jamais avoir l’occasion de sortir du tout, bougonna Thomas alors, si ça ne tenait qu’à moi, ils vous garderaient ici jusqu’à la fin des temps parce que vous ne pouvez même pas avoir idée de la peur que…

    - Vous détournez la conversation, répondit Sam.  Nous étions en train de parler de…

    - De votre père, oui je sais ! répondit Thomas en versant du thé dans la tasse du jeune homme. Voyez-vous, honnêtement, je ne pense pas qu’Harley se soit laissé acheter. Il a saisi l’opportunité, bien sûr, mais je crois qu’il s’est retrouvé tout comme vous dans une situation impossible, alors tout bien considéré…

    - Impossible ?

    - Vous savez…ce qu’il faut faire et ce qu’il est juste de faire...

    Quant à l’inspecteur-chef , ajouta-t-il en souriant, il est bien évident que vu la situation...

    Il désigna un journal posé sur le lit.

    - Vous croyez que c’est aussi un coup de mon père ! demanda Sam.

    - Euh...Je trouve qu’il est très bien cet article. En tout cas, il a dû faire pleurer pas mal de filles, je vous assure et je suis certain que votre photo a dû y contribuer ! En fait, il est bien certain que  Scotland Yard n’aurait pu virer un héros tel que vous !

    - La BBC m’a téléphoné , murmura timidement le jeune homme, il voulait débarquer ici pour….mais il est bien évident que…..

    - Vous devrez bientôt vous laisser pousser la barbe pour pouvoir sortir tranquillement dans la rue, ajouta ironiquement Thomas, une carrière de people s'ouvre à vous !

    - Je suis flic, Thomas, pas clown !

    - Sam ! Avouez qu’il y a quand même des compensations, continua le jeune garçon en indiquant une petite table posée à côté du lit.

    - La honte ! répondit le jeune homme, un mec qui reçoit des fleurs et en plus, il est tellement grand ce bouquet qu’il me bloque toute lumière venant de la fenêtre.

    - Vous n’avez aucune sensibilité, inspecteur, pouffa Thomas. Qui est donc ce généreux expéditeur ?

    - Je n’en sais rien !

    - Vous n’avez pas regardé ? Si ça se trouve, c’est votre inspecteur-chef ?

    - Si ça avait été un bouquet de chardons, ok…mais là …

    - Ou vos collègues qui se sont cotisés ?

    - Clarisse s’est déjà occupée de ça ! Ils m’ont offert du whisky de 20 ans d’âge pour noyer mon chagrin ! 

    - Et pour les roses ? Vous permettez que je regarde ?

    Thomas contourna le bouquet à la recherche d’une carte.

    - Ah, voilà !...oh !

    - Oh ?

    - Intéressant, dit simplement le jeune garçon en s’éloignant pour s’appuyer contre la fenêtre.

    - Intéressant ? qui est-ce ?

    - Je ne dirai rien...

    - Thomas !

    - Angélina Stone ! Le message est : «  De la part de votre ancienne voisine. Nous devrions dîner un de ces soirs, très cher Sam ! »

    Le jeune homme considéra Thomas la bouche largement ouverte.

    - Elle…elle s’est souvenue de moi ?

    - Je ne pense pas qu’elle vous ait jamais oublié ! Mais elle était, disons, d'un autre monde avant votre récente célébrité.

    Le jeune homme éclata de rire.

    - Vous avez raison.  Je suis quand même très heureux de pouvoir m’offrir le luxe d’envoyer balader Angélina !

    - Donc, vous devriez pardonner à votre père !

    - Pas du tout !

    - C’est un homme âgé, Sam, tenta Thomas, bourré de rhumatismes et….

    - Bourré, oui souvent ! mais en dehors de ça, il va très bien ! Ce que je suis sûr par contre c’est qu'il sert d'indic aux flics ! Mon père a travaillé à Scotland Yard quelques années , il n’en a pas gardé un souvenir mémorable mais je suis certain qu’il les informe toujours, c’est pour ça que l’inspecteur-chef ne lui cherche jamais de poux !

    - Et vous, Sam ? demanda timidement Thomas.

    - Moi ?

    -Votre père a travaillé quelque temps à Scotland Yard mais vous qu’allez-vous faire ? Vous pourriez retourner à l’agence de votre père et si ça ne vous tente pas, pourquoi ne pas travailler à la BBC ? Vous pourriez présenter une émission sur les crimes, c'est très à la mode...

    Sam considéra un instant le jeune garçon, semblant hésiter non à ce qu’il allait répondre mais à la manière dont il allait le faire.

    Enfin, il jeta narquoisement :

    - Même si j’entrais dans un monastère pour envisager une vie paisible de chasteté, de béatitude, de pauvreté et probablement me connaissant, d’ennui profond, je suis certain que vous parviendriez encore à me rendre l’existence extrêmement passionnante !  Je vous  retrouverais coincé dans une cloche en allant sonner l’angélus par exemple !

    - Sam, je ne plaisante pas ! Lorsque je vous ai vu sur le sol, j’ai eu l’intime conviction que...Ça paraissait tellement évident ! s’énerva Thomas .

    - Evident ?

    Le jeune garçon hésita un instant puis …

     - Quittez la police, Sam !

    - Quoi !

    - Oui, je sais, c'est nul  mais...

    Sam soupira puis il se pencha et ouvrit de sa main droite le tiroir de la table de nuit.  Il saisit l’insigne qu’il avait rangé à l’intérieur et le tendit au jeune garçon.

    - Prenez-le !

    Thomas prit la plaque sentant ses doigts trembler légèrement au contact du métal .

    -Maintenant, dit  Sam, vous avez deux possibilités ! Soit vous jetez ce truc dans la première poubelle venue et je vous promets de ne pas aller le rechercher ! Soit vous me le rendez et vous acceptez de me faire confiance. Dans le premier cas, continua-t-il, il est fort probable que ma vie se déroule sans trop de grabuges mais aussi sans grand intérêt, il faut l’avouer.

    Cependant, si vous choisissez la deuxième option…

    Il sourit et désigna du doigt le journal posé sur le lit.

    -Il se pourrait alors que cette plaque conjuguée à une éphémère notoriété nous aide à trouver une solution pour sortir votre ami Jérémy d’un fort mauvais pas.Je sais, ajouta-t-il devant la mine renfrognée du jeune homme, que j’ai été stupide, jamais je n’aurais dû m’aventurer dans ce couloir et surtout jamais je n’aurais dû sous-estimer Sullivan mais on peut être stupide et oublier de regarder en traversant la rue , non ? Et je vous assure que certains flics vivent très vieux !

    A suivre.....Michelle Huenaerts

     

     

  • A rainy day patie 28 : une petite nouvelle issue de l'univers de Thomas Robin

    A rainy day patie 28 : une petite nouvelle issue de l'univers de Thomas Robin

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     Sam ferma un instant les yeux essayant de mettre une légère barrière de protection entre son esprit embrumé et les vociférations de l’inspecteur en chef, James Taylor.

    - Je n’ai jamais rencontré un tel demeuré ! Vous entendez, Gallager !

    -Excusez-moi, tenta une infirmière en glissant prudemment la tête dans l’entrebâillement de la porte, si vous pouviez juste parler un peu moins fort, c’est un hôpital ici et…

    - Rien à cirer de votre maudit hôpital !

    - C’est que…

    -Ok ! concéda l’inspecteur-chef en attrapant une chaise en plastique posée près du lit et en s’y laissant tomber bruyamment, je vais mettre une sourdine et me rapprocher pour lui passer le savon qu’il mérite, vous pouvez disposer !

    -Euh ? oui chef ! répondit l’infirmière…je veux dire, merci, Monsieur ! 

    Sam soupira. Les minutes à venir risquaient d’être très longues.

    - Vous savez que je devrais vous virer pour ce que vous avez fait !

    - Je sais, Monsieur, je…

    - Voilà ce qui arrive quand on veut faire le malin et jouer cavalier seul, un vrai cow-boy !

    - C’est vous qui m’avez dit de résoudre cette affaire, chef, et…

    -Résoudre cette affaire !! Vous pouvez me dire quand vous avez appris que Jérémy Loyd était impliqué jusqu’au cou ? Ah ! un fameux cas de conscience que vous nous refilez là ! Qu’est-ce que je vais en faire de ce gosse ?

    - Il a collaboré à l’enquête, répondit Sam.

    - Il a surtout collaboré à un vol et peut-être à une tentative de meurtre !

    - Non ! il n’a pas fait ça, il…

    Sam s’appuya sur sa main droite pour essayer de se redresser doucement.

    - Qu’est-ce que vous croyez faire là, Gallager ?

    - Et bien, j’essaye juste de me redresser.

    - Pouvez pas demander !

    James Taylor s’approcha en bougonnant du jeune homme. Il l’aida à s’asseoir puis cala un oreiller dans son dos.

    -Merci ! murmura Sam

    -De rien ! ce fut un plaisir, comme si je n’avais que ça à faire, vous servir d’aide-soignante !

    - Ecoutez, Monsieur, Jérémy est très jeune , il s’est laissé entraîner dans une histoire qui l’a dépassé …

    - Et l’autre, il est perturbé aussi !

    - L’autre ? répondit Sam en détournant les yeux pour contempler une mouche posée sur la table de nuit …Il y a quelqu’un d’autre ?

    - Ah non ! quand je suis arrivé il n’y avait plus personne bien sûr ! Votre père avait pris grand soin de faire le ménage ! Le concierge a parlé d’un autre garçon et d’un garçon célèbre, Gallager ! Il ne se rappelait plus le nom, ça allait lui revenir ! Mais bizarrement ce matin, il a décidé que ça ne lui reviendrait jamais !

    - Le choc peut-être ?

    - Et Hartley ?

    - Hartley ?

    - Qu’est-ce que vous avez manigancé avec Hartley, Gallager ?

    - Rien du tout, Monsieur, j’étais ici à l’hôpital, je…

    - Corruption de témoins !

    - Non, je n’ai….

    - Votre père, Gallager, toujours lui ! Bon sang,  mais vous êtes dans la police, où vous croyez-vous !

    - Je suis désolé, Monsieur. Pour être honnête , je dois reconnaître qu’il y avait bien une autre personne, cette autre personne est également  mon témoin….je….je ne vous ai pas donné son nom au début de cette affaire et je ne le ferai pas davantage aujourd’hui et ce, pour sa sécurité mais je ne  sais absolument pas ce qu’a fait mon père, je vous assure, je ne sais même pas pourquoi il se trouvait là !

    Sam soupira de nouveau.

    - Nous ne sommes pas en très bons termes, lui et moi …et…..et je n’ai jamais apprécié ses méthodes , je ne sais pas ce qui s’est passé entre lui , le concierge et Hartley ….à condition qu’il se soit passé quelque chose, bien sûr, ajouta-t-il immédiatement !

    - Voie de fait sur un agent de police dans l’exercice de ses fonctions, destruction ou devrais-je plutôt dire pulvérisation d'un patrimoine national,vous avez raison, Gallager , il ne s’est rien passé ! Et entre-nous il ne faut pas être très malin pour deviner quel individu, que nous avons le bonheur de connaître vous et moi, est capable de ce genre de chose ! Lui et toujours, lui !

    -Ecoutez, Monsieur...

    Sam planta son regard dans celui de son interlocuteur.

    - Vous avez raison, Monsieur, j’ai été lamentable sur cette affaire ! alors, gagnons du temps et virez-moi ! Finalement ce n’est peut-être pas une mauvaise chose …

    - Pourquoi n’avez-vous pas tiré, Gallager ?

    - Pourquoi ? Je…et bien je ne dois pas être très bon au tir, Monsieur, et donc, il est évident que je ne dois pas être fait pour ce boulot, ajouta-t-il !

    -Foutaises ! s’énerva James Taylor, ce type était à quelques pas de vous ! même ma tante Rosie qui est non-voyante ne l'aurait pas raté, alors….

    Il se rassit en soupirant.

    - Vous êtes encore  trop jeune pour mourir, inspecteur ! En fait, je ne sais vraiment plus quoi penser de vous …

    Il fixa le jeune homme dans les yeux.

    - Même si ça me brûle la langue de le dire, je ne peux nier que vous avez mené cette affaire avec un réel panache mais aussi, ajouta-t-il immédiatement, avec la plus totale irresponsabilité !  Vous êtes quelqu’un de droit, honnête et intelligent et c’est pourquoi d’ailleurs je ne pense pas que vous soyez impliqué dans les magouilles de votre père mais vous n’arrivez pas à gérer vos émotions ,Gallager ! Vous n’arrivez pas à faire la différence entre la personne que vous êtes en rentrant chez vous et le flic !

    James Taylor sortit un objet métallique de sa poche et le posa sur le lit sous les yeux étonnés du jeune homme.

    -Votre nouvel insigne !

    - Vous…vous ne me virez pas, Monsieur ?

    L’inspecteur-chef esquissa un léger sourire.

    - Vous nous avez causé une belle peur, inspecteur et vous avez eu une chance inouïe !

    Il frissonna légèrement.

    -Mais la chance ne sera pas toujours avec vous ! Alors, bref ! si vous avez encore le malheur de prendre le risque ne serait-ce que d’érafler ce tout nouvel insigne…

    Il se releva et s’approcha du jeune homme pour lui glisser à l’oreille :

    - Je vous prie de croire que je me ferai grand plaisir de vous botter personnellement et copieusement les fesses !

    A suivre.............Michelle Huenaerts