• A rainy day partie 20 : une petite nouvelle issue de l'univers de Thomas Robin

     

    A rainy day partie 20 : une petite nouvelle issue de l'univers de Thomas Robin

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    Jérémy Loyd décontenancé vacilla légèrement.

    - Pouvons-nous entrer ? questionna Sam.

    - Nous ? non…je…je ne veux pas que ce parvenu pose un pied chez moi, répondit le jeune homme en indiquant Thomas du doigt.

    - Parvenu ? répliqua Thomas la bouche grande ouverte…mais….mais ..

    Il sembla réfléchir un instant à l’insulte adéquate à envoyer en riposte puis…

    -Ok ! Personnellement, ça me va très bien ! jeta-t- il en tournant les talons.

    Sam le rattrapa par le col de sa veste.

    - Nous venons tous les deux, Jérémy ! croyez moi c’est mieux !

    -Et si on votait ! ajouta Thomas. Tu ne veux pas que je vienne, n’est-ce pas ? lança-t-il à l’adresse du jeune homme blond.

    - Non, je…

    - Je ne veux pas venir non plus ! donc c’est parfait ! Deux contre un, basta ! Je vous att…Evidemment, ça serait plus facile si vous acceptiez de me lâcher le bras, Sam !

    - Sûrement pas ! Excusez moi, Jérémy ! ajouta le policier en entraînant le jeune garçon à sa suite à l’intérieur de l’ancienne demeure.

    - Ce n’est vraiment pas de ma faute ! jeta Thomas à l’adresse du jeune homme alors qu’il passait devant lui, toujours tenu fermement par Sam.

    Ses yeux s’agrandirent de surprise.

    -Oh misère ! dit-il en découvrant le hall et le salon s’ouvrant devant lui, c’est un musée, cette bicoque !

    - Personne ne t’a demandé ton avis ! répliqua Jérémy Loyd en refermant brutalement la porte.

    - Evidemment que personne ne me l’a demandé ! bougonna Thomas. Si je me contentais de donner mon avis lorsqu'on m’y autorise, crois-moi, je ne parlerais pas souvent !

    - Thomas, s’il vous plaît ! soupira Sam, n’oubliez pas pourquoi nous sommes ici.

    - Pour le coller au trou ! répondit Thomas.

    - Thomas…

    - Ok….ok…on suivra vos méthodes, inspecteur Gallager ! bougonna le jeune garçon en avisant un fauteuil de cuir brun et en s’y laissant tomber bruyamment.

    - Qui t’autorise à…

    Thomas indiqua Sam du doigt.

    - Si tu veux me parler, passe par lui ! il me fera une  traduction sommaire et je te répondrai sommairement par le même biais, vu !

    Le jeune policier leva les yeux au ciel.

    - Jérémy, dit-il, je sais que vous et un complice avez caché une clé, celle qui est dans ce sac en plastique pour être exact, dans les toilettes du cinéma « l’Odéon » le jour de la première.

    - Qui ?....qui vous a dit ça ?

    Thomas leva le doigt tout en contemplant obstinément ses baskets.

    - Toi ?...tu ?...

    - Je sais également qu’à cette « Première » votre complice et vous-même avez parlé de l’éventualité de faire disparaître un témoin gênant ….or il se trouve que, par le plus grand des hasards, le projectionniste présent ce jour-là vient d’être laissé pour mort près de la Warf!

    - Qui….?

    Thomas leva de nouveau le doigt, toujours sans lever les yeux.

     - Espèce de…mais …mais comment ?

    - J’étais dans l’une des cabines, répondit le jeune garçon,  et je te signale quand même que si je vous avais lancé un joyeux : « coucou, devinez qui est là ? » je ne serais probablement plus de ce monde, alors …

    - Si j’avais su que tu étais là , c’est certain ! cracha Jérémy Loyd en se déplaçant menaçant vers Thomas!

    - Euh, Sam ? je crois que ça fait partie de votre job de vous mettre entre lui et moi, n’oubliez pas !

    Le jeune policier plaça son bras devant Jérémy Loyd pour lui barrer la route.

    - Qu’est-ce que vous voulez faire, dit-il ? vous voulez vous en prendre à lui à cause de vos erreurs ou …

    Il suspendit un instant sa phrase .

    - Ou vous voulez lui faire payer celles de votre père ?

    A suivre.......(Michelle Huenaerts)

     

  • A rainy day ( partie 19) une petite nouvelle de Thomas Robin

     

    A rainy day partie 18 . une petite nouvelle issue de l'univers de Thomas Robin.

     

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    Sam et Thomas attendaient, à moitié trempés, sous la douce lueur d’une lanterne semblable à toutes celles qui agrémentaient  les façades des jolies maisons d’Edge Street.

    - Maudit temps ! pesta le jeune garçon. Vous pensez vraiment qu’il va venir vous ouvrir comme ça ?

    - Il vaudrait mieux ! répondit Sam.

    - Et bien, on peut dire que vous êtes optimiste et que vous avez une drôle de façon d’arrêter les gens ! Vous sonnez à la porte…et…et qu’allez vous faire si par bonheur il nous ouvre ? Vous allez le prier poliment de vous suivre ? Notez, qu' il peut également sortir avec une arme et nous éliminer tous les deux ! et alors, vous n’aurez plus qu’à vous creuser la tête afin de trouver une excuse valable à présenter à ma mère qui, je le crois, tient quand même encore un peu à ma petite personne !

    Il tapa rageusement du pied dans une petite flaque d’eau.

    - Pour mon père, il devrait vite se consoler avec sa nouvelle petite amie mais il pleurera sûrement un peu !

    - Je n’aurai plus à le faire , coupa Sam

    - A faire quoi ?

    - Et bien s’il nous élimine, répondit le jeune policier en souriant, je n’aurai plus à chercher d’excuses à présenter à vos parents ! Cool, non ?

    - Très drôle ! n’empêche que…

    Le jeune acteur fit un tel bond en arrière que Sam eut à peine le temps de le rattraper in extremis pour lui éviter de s’étaler en bas des marches

    La porte venait de s’ouvrir doucement…

    - Quels réflexes ! railla-t-il, vous êtes au top pour reprendre le rôle de James Bond !

    Thomas le gratifia d’un regard noir.

    - C’est à quel sujet ? questionna un jeune homme à l’allure fragile dont les cheveux blonds mi-longs retombaient négligemment sur les épaules. Il est tard et... 

    Il stoppa net sa phrase en découvrant le jeune homme lui faisant face.

    - Thomas Robin ?

    Il éclata de rire.

    - Le grand Thomas Robin chez moi ? Mais qu’ai-je fait pour mériter un tel honneur ! Rencontrer enfin l’un des plus grands acteurs de tous les temps, celui qui fait frémir les filles du monde entier avant même d’avoir prononcé une seule phrase ! Crois-moi, je vais interdire que l’on lave ce trottoir où tu viens de poser les pieds !

    - Sam ? il est bien en train de se moquer de moi, là ?

    - Euh ? et bien à défaut de vous trucider, ça se pourrait bien !

    - C’est bien ce que je pensais ! répondit Thomas, je me demande vraiment ce que je fiche ici !

    - Jérémy Loyd ? poursuivit le jeune policier en exhibant son insigne ,Sam Gallager de New Scotland Yard, nous devons nous parler !

    Il vit son interlocuteur pâlir légèrement à la vue du document.

    - Vous avez un mandat ….ou…..ou un truc du même genre?

    - J’ai beaucoup mieux que ça, répondit Sam en glissant une main dans sa poche pour en extirper un sachet en plastique contenant une clé. J’ai cette chose, poursuivit- il et j’aimerais beaucoup savoir ce qu’elle ouvre….

    Jérémy Loyd regarda médusé l’objet, toute arrogance venait de disparaître de son visage qui ne reflétait plus à présent que peur et incompréhension.

    - C’était…c’est vous ? arriva-t-il à balbutier…c’est….c’est votre faute …

    - Ça se peut, en effet…Nous devons discuter, je pense !

    Jérémy Loyd paniqué  essaya dans un geste désespéré de refermer la porte mais le policier, plus rapide la cala de son pied.

    - Vous devez m’écouter, Jérémy, car si vous refusez de me recevoir et que je quitte cette rue pour faire ce que j’aurais dû faire depuis le début….

    Il soupira profondément.

    - j’ai bien peur que le temps que je revienne avec un mandat, vous ne soyez malheureusement plus de ce monde.

    A suivre.Michelle Huenaerts

     

     

  • A rainy day ( partie 18)

    A rainy day partie 18 . une petite nouvelle issue de l'univers de Thomas Robin

    Sans titre-1

     

     Sam gara son véhicule le long de Barge House Street.

    - Vous restez ici, Thomas ! Laissez les portes fermées, ok ? je reviens dans deux minutes ….

    Le jeune homme acquiesça de la tête, il était épuisé et émettre le moindre son lui paraissait à cet instant au dessus de ses forces. Il regarda le jeune policier s’éloigner vers les berges situées le long des anciens entrepôts de la Wharf et retomba instantanément dans le flot de pensées qui avaient toutes pour unique sujet : Jérémy Loyd !

    Tout se soldait par une seule interrogation : pourquoi ?

    Pourquoi avait-il eu le rôle et pas Jérémy, pourquoi s’était-il retrouvé impliqué dans l’arrestation de son père ? 

    Thomas soupira.

    Il se laissa aller contre le dossier du siège et ferma un instant les yeux.

    - Ce n’est que moi !

    Thomas sursauta

    - Euh ? excusez-moi Sam…je…mince, je m’étais endormi ?

    - Il faut croire, répondit le jeune policier en souriant, vous faites un sacré vigile !

    - Je ne savais pas que… que je devais surveiller quoi que ce soit et…

    - Je plaisantais, ok ?

    - Vous avez appris quelque chose ?

    - Je voulais juste jeter un œil sur les lieux du…

    - Du crime, vous pouvez le dire, je ne vais pas m’évanouir ! répondit Thomas. Alors c'est qui ? 

    - Il est toujours vivant, Thomas, ok ? Il s'agit du projectionniste de notre "première" apparemment . Désolé, je sais que ce n’est pas évident mais…

    - Oh mais si ! C’est évident, Sam ! je ne vois vraiment pas pourquoi je m’inquiéterais…..un mec qu’on retrouve à moitié mort sur les berges de la Tamise  c’est d’une banalité ! Vous savez qu’en principe je devrais être devant la télé en ce moment à regarder …Euh, oubliez ça !

    - De regarder quoi ? demanda Sam subitement curieux.

    - « Les Experts » murmura Thomas.

    Sam ne put s’empêcher d’éclater de rire.

    - Euh, excusez-moi, Thomas, c’est nerveux !

    - Là c’est une fiction et…Vous voulez toujours qu’on aille voir Jérémy Loyd ? vous ne croyez pas qu’on ferait mieux de prévenir votre chef. De toute façon, il va aller en prison, non ? Je les ai entendus, Sam dans les toilettes : « il faudra se débarrasser de ce mec » et justement le gars qui s’occupait de la projection ce jour-là qu’on retrouve…

    - Est-ce que c’est Jérémy qui a dit cette phrase ?

    - Non, il a dit :  « on ne se débarrasse de personne » et l’autre a répondu :« tu crois que ça marche comme ça, gamin ! » .Mais ils étaient quand même ensemble et...

    Le jeune policier soupira profondément.

    - Jérémy habite Edge Street à Notting Hill, lorsque les affaires vont mal, conserver une baraque dans ce quartier !

    Il continua à réfléchir à haute voix.

    - Mais quand on a été une star, difficile d’envisager un autre train de vie et d’aller se pointer au supermarché alors, une « Première », une clé, le projectionniste. Bon sang, Sam cherche quel est le lien !

    Thomas se figea subitement.

    Il se tourna doucement vers le jeune policier et murmura :

    - Le film.

    Sam fronça les sourcils.

    -  le film ?

    - Le film ! Il  sort officiellement dans quinze jours en Angleterre et dans le reste de l'Europe et les  USA pas avant un mois !

    Un éclair de lucidité traversa le cerveau du jeune policier.

    - Alors, Jérémy aurait voulu se faire un peu d'argent en piratant le film ?

    A suivre.Michelle Huenaerts

     

  • A rainy day ( partie 17)

     

    A rainy day partie 17
     Une petite nouvelle issue de l'univers de Thomas Robin
     
     
     

    Sam se précipita au dehors et se mit à courir en direction de son véhicule.

    Il pénétra dans sa voiture blanche, boucla sa ceinture et visualisa mentalement l’itinéraire le plus court pour rejoindre son but.
    Un feu rouge, Sam pesta !

    La pluie commençait à tomber sur la ville faisant briller les pavés sous la lueur des réverbères.  Le jeune homme s’autorisa un léger sourire en pensant à Lisa, assise sous les lampions ! Cette fois, pensa-t-il, je vais devoir demander un petit prêt à ma banque pour me faire pardonner !

    Big Ben et Westminster s'illuminaient à sa gauche. Il hésita un instant, Scotland Yard n’était pas loin et…

    La voix de son père résonnait dans sa tête…

    «  Que serais-tu capable de faire ? Montre-toi plus égoïste, Sam ! »

    Le jeune homme s’arrêta au bord de la route, la conscience scindée en deux, déchiré entre ce qu’il fallait faire et ce qu’il devait faire.

    Il posa sa tête contre le volant pesant le pour, le contre. Son engagement d’un côté, ses certitudes de l’autre…

    - Il est si jeune, murmura-t-il.

    Sam se redressa.

    - Mon père a tort ! il y a toujours une voie plus juste !

    Il enclencha son clignoteur et reprit sa place dans le trafic.
    Si la circulation restait fluide, il lui faudrait moins d’un quart d’heure pour rejoindre Church Row.

    Pendant ce temps, Thomas s’étirait paresseusement. Cette soirée était tout bonnement géniale !

    Tout d'abord, il avait constaté en rentrant que la presse était partie emportant avec elle un bon lot de fans.

    Son père avait donc lui aussi levé le camp.

    Ensuite,  pour fêter cela, il venait de se concocter un super petit plateau-repas a faire tomber raide mort n’importe quel diététicien.

    L’entrée était en effet composée de chips au pickles, le plat de résistance de chips au paprika et pour terminer son fabuleux repas, Thomas avait déniché dans l’armoire un superbe gâteau 100 % industriel à dominante fortement chocolatée et il n’était pas impossible que l’entièreté ne se retrouve dans son estomac avant la fin de la soirée !

    Il sursauta.

    Un grincement venait d’attirer son attention. Quelqu'un était en train de franchir la grille !

    En toute logique, il paniqua.

    Le carillon de la porte d’entrée retentit immédiatement.

    Une seule personne possédait la clé de la grille en dehors de ses parents et de lui-même mais il faisait déjà presque nuit et…

    Il  reposa le plateau et se dirigea vers la porte d’entrée.

    - Thomas, je dois vous parler, c’est urgent !

    Le jeune acteur déverrouilla la porte.

    - Sam ? 

    Il dévisagea rapidement le jeune homme.

    -Vous vous avez l’air d’avoir croisé un fantôme !

    - Je peux entrer ?

    Thomas s’écarta.

    - Euh ? oui…bien sûr…

    Sam entra dans le salon et se laissa tomber dans l’un des grands fauteuils.

    Le jeune homme versa rapidement de la limonade dans un verre et le tendit à son ami.

    - Vous devriez boire, ça vous ferait du bien !

    Sam prit le verre et considéra le liquide sans enthousiasme.

    - Qu’est-ce qui vous fait dire ça ?

    -Et bien, je ne sais pas, dans les films quand quelqu’un va mal on lui propose toujours de boire un truc pour que ça aille mieux. C'est  comme pour les accouchements dans les cas extrêmes coincés en pleine débâcle, ils font toujours bouillir de l’eau ! Quand j’étais petit, je pensais que c’est parce qu’ils voulaient noyer le bébé, mais en fait…

    -Thomas !

    - Oui ?

    - Vous n’avez rien de plus fort ?

    -Euh ?

    - Je viens de commettre une connerie monumentale.

    Le jeune garçon se laissa tomber, à son tour, sur le canapé.

    - Vous avez fait quoi ?

    - En fait, finalement il s’agit surtout de ce que je n’ai pas fait, soupira le jeune homme.

    -Ça concerne votre boulot ?

    - Pour ne pas changer !

    -Ça serait peut-être bien si vous m’expliquiez, non ?

    Sam fixa intensément le jeune garçon.

    - Lisa m’a communiqué le nom du propriétaire de la deuxième empreinte !

    - Oh !

    - Et je devrais donc , en principe, être en ce moment même chez lui avec quelques collègues, en train de lui demander de légères explications !

    - Mais pourquoi…

    -Je ne sais pas par où commencer, Thomas. Avez-vous déjà joué aux billes ?

    - C’est sur quelle console de jeux ?

    Sam leva les yeux au ciel.

    - Ce sont des petites boules de verre qu’on projette les unes contre les autres.Vous ne connaissez donc rien d’autre à part vos jeux vidéo !

    - Bien sûr que si, je plaisantais !

    Sam soupira.

    - C’est un jeu vachement instructif dans notre cas !

    - Si vous le dites !

    Le jeune inspecteur déposa son verre à moitié plein.

    - Si je place des billes sur cette table, Thomas, et que j’en projette une vers les autres, que risque- t-il de se passer ?

    - Qu’elles se taillent toute sous le fauteuil et qu’on mette dix minutes à les retrouver !

    - La belle catastrophe donc !

    - Fascinant, jeta narquoisement Thomas !

    - Ce que je veux dire simplement , continua le jeune policier, c’est que de chaque acte que nous posons peut découler une foule d’effets secondaires !

    -Je ne vois pas du tout…

    - Thomas ! nous avons posé un acte, il y a longtemps, évidemment nous n’étions pas vraiment responsable mais…

    - Quel acte ?

    Sam soupira profondément.

    - Le garçon que vous ne vouliez pas voir à cette soirée...

    - Quoi ?

    - Jérémy Loyd, Thomas.

     Le jeune acteur se leva. 

     - Thomas...

     - Qu’est-ce que vous fichez ici, Sam ? je ne veux pas écouter vos histoires, je suis désolé, je…..je  suis exténué, on se verra un autre jour !

     -Thomas, ce n’était pas votre faute ,ok ?

     - Qu’est-ce qui n’était pas ma faute, s’emporta le jeune homme !

     - Jérémy Loyd a commencé très jeune sa carrière d’acteur, Thomas. Il avait quoi ? huit, neuf ans ? Et puis il a grandi…à 12 ou treize ans tout était encore parfait et, peut-être que ça aurait continué, s’il avait pu décrocher le rôle qui a lancé votre carrière. 

     Thomas jeta un regard noir en direction de Sam.

     - Et alors, je n’en peux rien si son cher paternel n’a pas réussi à l’époque à lui faire confier le rôle malgré toutes les relations dont il disposait ! 

     - Paternel qui est…

     - En prison, je sais, à cause de moi !

    - De nous ! Il a menacé, à l'époque, de ruiner votre carrière si vous ne laissiez pas la place à son fils, c'est une ordure, Thomas ! et un voleur puisqu'il a détourné les fonds de la maison de production, ce que nous avons prouvé !

     Thomas se laissa tomber dans le canapé la tête entre les mains.

    - C'était un sacré merdier ! Ce genre de truc n'arrive qu'à moi ! Mais c'est quand même moche pour son fils ! Si je lui avais laissé le rôle, peut-être que ma vie aurait été meilleure finalement, non?

     - Premièrement, Thomas, si un jeune garçon est devenu star d’un jour à l’autre et l'autre pas ce n’est pas de votre faute ! De plus Vous n’avez pas dit à la maison de production  de ne pas engager Jérémy. Vous vous êtes présenté à un casting et vous avez décroché un rôle, point.

     Sam soupira.

     - Et pour ce qui est de son père, c’est lui qui s’est mis dans le pétrin. Vous n’avez pas à porter les fautes de tout le monde !

     - Pourquoi êtes-vous venu, Sam ? Pourquoi  êtes-vous venu me parler de Jérémy Loyd et de…de vos histoire de billes ?

     Le jeune policier s’assit à côté du jeune garçon.

     - Parce que, ce n’est pas parce que vous n’êtes pas responsable que vous ne pouvez pas aider Jérémy !

     - Quoi ?

     -Réfléchissez ,Thomas, à votre avis, pourquoi ce garçon, fils d’un haut ex-responsable dans le monde du cinéma actuellement en maison d’arrêt, se trouve-t-il impliqué dans une histoire louche le soir même de la première du film où vous avez le premier rôle, film produit par des gens liés directement à la condamnation de son père !

     - C'est une vieille histoire, j'avais quoi, 12 ans à l'époque ? Il était invité, c’est tout !

     - C’est tout ? ça vous traverserait l’esprit, vous, de faire ça ? Vous croyez qu’il est devenu fan de vous  au point de vouloir venir admirer votre performance à l’écran ?

     Thomas respira profondément.

     - Non ! Mais comment pouvez- vous savoir ce qui se trame dans la tête de ce mec ?

     - Je n’en sais rien, le puzzle est long à reconstituer mais j’ai quand même une suggestion ? Et on en revient aux billes…

     - Encore ?

     - Jérémy n’a pas eu le rôle, c’est un fait mais le monde du cinéma lui a pris davantage,  son père, Thomas. Il est en prison, peut-être aimerait- il se venger de la maison de production, qui sait ?

     - En utilisant son fils ? 

     - Une bille pour en frapper une autre…

     Une petite sonnerie retentit provenant de la poche de Sam.

     - Excusez-moi un instant.

     - Allô ?

     Thomas détourna les yeux, essayant de mettre de l’ordre dans ses idées.

     -Quoi ! s’exclama à cet instant le jeune policier...je…je dois d’abord vérifier quelque chose , je serai là dans deux heures !

     - Encore un problème, Sam ?

     - Ils ont a retrouvé un type sur les berges de la Tamise près de la Gabriel’ Warf, apparemment on l’a laissé pour mort et…

     - Oh  misère !  J’ai l’intuition que  ça ne va pas me plaire ! jeta le jeune acteur,pas plaire du tout !

     - Thomas, je pense que nous n’avons plus une minute à perdre si nous voulons sauver Jérémy ! 

    - Sauver la bille qui veut nous envoyer par terre, on est vraiment maso !

     A suivre.Michelle Huenaerts