• A rainy day partie 8

    A rainy day : partie 8
     
     
     

     

    -  Aucune importance ! avez-vous arrêté les deux hommes qui sortaient d’ici ?

    -Thomas,  il y a un paquet de mecs de l’autre côté de cette porte. Vous auriez pu légèrement préciser !

    - Je ne les ai pas vus !

    -Mais vous n’avez pas vu qui et quoi à la fin ? Parce que je dois vous avouer que je n’ai strictement rien compris à…

    - Aidez-moi à descendre, je vais vous montrer !

    Sam soupira d’exaspération

    - Vous devez être une sorte de prototype .Vous savez que votre réalisateur est à deux doigts du coma.

    Il tendit les bras pour soutenir le jeune acteur tandis que celui-ci se glissait de l’autre côté de la porte pour rejoindre le sol.

    -Maintenant que vous êtes redevenu un mammifère évolué progressant sur deux pattes, vous allez peut-être daigner me donner une explication ?  Vous savez que vous m’avez fait une sacrée peur !

    - Regardez ! coupa Thomas en se dirigeant vers un distributeur à savon .

    Le jeune policier l’entendit ensuite marmonner :

    -Et zut ! ce n’est pas celui-là...l’autre  peut-être ? Mince , je ne sais plus le replacer maintenant...elle sert à quoi cette pièce ? Bah ! de toutes façons si je le place en équilibre comme ça personne ne verra rien, évidemment il ne fonctionnera plus mais ce n’est pas ma faute s’il est toujours plus facile de démonter que de remonter, j’ai raison, non ?

    - Euh, Thomas ?

    - Essayons celui d’à côté, poursuivit le jeune homme complètement absorbé dans sa tâche.

    -Vous savez qu’en général, ce sont les chambres d’hôtels que les célébrités sont censées mettre sens dessus dessous, pas les distributeurs à savon des  toilettes surtout, ajouta-t-il, lorsqu'il  y a un paquet de journalistes derrière la porte de ces toilettes !

    - Ah…voilà ! Je vais dévisser l’appareil, poursuivit Thomas comme s’il n’avait rien entendu.

    - Encore !

    - Venez voir….ici, derrière….

    Sam s’approcha en soupirant.

    Il ne manquerait plus que son chef, pris d’un besoin urgent, le pince ici en train d’aider à la détérioration du bien d’autrui !

    - Une clé ? Jeta-il surpris…..drôle d’endroit pour…

    - Vous n’avez pas entendu lorsque je vous ai appelé ? S’énerva Thomas , ces mecs étaient prêt à me buter pour que personne ne sache qu’ils avaient caché ce truc ici !

    - Calmez-vous ! dit Sam en saisissant Thomas par les épaules . Voilà, respirez un grand coup. Tout d’abord, j’aimerais  que vous m’expliquiez ce qui vous a pris de disparaître ainsi !

    - Me sécher !

    - Quoi ?

    - Oh ! Vous devez connaître ces petits appareils miraculeux sous lequel on place ses jolies petites menottes mouillées pour essayer…

    - Ok compris !  Mais vous savez que ça n’a pas de sens ! Personne ne peut réellement envisager de tuer  pour ce truc !

    - Tout dépend de ce que ça ouvre ! Vous les avez entendus, non ?

    Sam soupira profondément.

    - Oui ! mais je me demande encore si je n’ai pas rêvé ! Ne restons pas ici, j’ai un mauvais pressentiment .

    Le jeune homme sortit un mouchoir de sa poche et emballa l’objet métallique, il prit ensuite son trousseau, détacha une des clés et la mit à la place de celle qu’il avait dérobée. Il revissa ensuite soigneusement l’appareil.

    - Whaahhh !  Pourquoi faites-vous ça ?

    Sam considéra un instant Thomas comme s’il était en présence d’un gamin de cinq ans. Et une chose est sûre, Thomas n’apprécia que très moyennement ! C’est vrai quoi ! il avait manqué se faire trucider, il avait bien le droit d’être  provisoirement en panne de QI !

    -Tout le monde , Monsieur Gallager, n’a pas l’honneur d’avoir fait des hautes études en criminologie ! jeta-t-il légèrement vexé. 

    Le jeune policier sourit.

    - Voyez-vous, Thomas, je ne pense pas qu’il faille être en possession d’un diplôme en quoi que ce soit pour deviner que si ces gens ont placé ce petit objet ici…

    Les yeux de Thomas s’agrandirent de terreur.

    - C’est pour que quelqu’un vienne le récupérer, murmura-t-il.

    - Bingo ! répondit Sam en lui adressant un léger clin d’œil.

    Le jeune acteur saisit le policier par le bras et le poussa vers la porte.

    - Alors, ne traînons pas dans le secteur !

    - Thomas…

    -Regardez si la voie est libre , Sam pour qu'on fiche le camp loin de ce cinéma et…

    - Thomas, croyez-moi, il y a un monde fou de l’autre côté de cette porte et de plus tout le monde vous attend. Vous ne pouvez pas partir !

    - Mais…mais je …je veux partir !

    Sam secoua la tête négativement.

    -Qu’est-ce que je vais faire, alors ? s’affola le jeune garçon.

    - Ressaisissez-vous. Bon sang Thomas, réfléchissez ! Si vous partez, ça sera forcément suspect ! Ils penseront que c'est vous qui avez remplacé la clé !

    - Mais je m’en fiche que ce soit ....

    -Les hommes qui étaient ici ont déverrouillé la porte, ce qui signifie que n’importe qui peut avoir accès à ces toilettes à présent d’où nous allons sortir calmement et tout se passera bien. Ils ne peuvent pas vous agresser au milieu de la foule.

    - Je vous assure qu’ils le peuvent ! de plus vous avez dit que quelqu’un allait venir récupérer la clé, ils vont donc découvrir très vite que...

    - Tout bien réfléchi, il ne viendra pas maintenant, c’est presque certain !

    - Presque, Sam, je ne trouve pas que ça soit suffisant!

    Le jeune policier  ouvrit doucement la porte donnant sur le hall.

    - Venez !

    Thomas obéit à contrecœur.

    - Je ne me rappelle même plus des prières qu’il faut dire quand on  sent que la fin est proche…Oh Seigneur !

    - C’est un bon début ! railla Sam, suivez-moi !

    - Sam…euh ? attendez…je…je vous couvre…

    - Ben voyons !

    Le jeune acteur  respira profondément. Il avait chaud, beaucoup trop chaud subitement.

    Il parcourut des yeux le hall et croisa le regard légèrement courroucé de John Clent, son réalisateur .

    Mince ! « face de roquet » n’a pas l’air très content , pensa-t-il .

    Ensuite, le décor se mit à tanguer dangereusement.

    Le jeune acteur percevait une foule autour de lui mais ce n’était que des ombres, beaucoup trop d’ombres rien que des visages flous.

    -Thomas ! est-ce que ça va ?

    - Euh ? Oui tout à fait !

    - Certain? 

    -Euh? En fait, je crois que je vais m’évanouir et devant les caméras, ça va faire du plus mauvais genre !

    -Bon sang, Thomas, respirez ! vous êtes en train de me faire une crise d’hyperventilation, là ! Vous voulez que j’aille chercher mes collègues !

    - JE VOUS INTERDIS de vous éloigner de plus de dix centimètres !

    - Oui, je sais ! vous me couvrez !

    - Tout à fait c'est  trop dangereux !

     - Tout le monde vous regarde, Thomas. Vous devez aller rejoindre les autres, tout ira bien !

    - Si je peux mettre un pied devant l’autre !

    - Vous  avez connu pire !

    - Et bien, vu comme ça !

    - Je ne vous quitte pas des yeux !

    Le jeune garçon lui lança un regard incertain.

    Sam soupira.

    -J’ai…j’ai fait le con avec cette fille, je le reconnais…et…et j’ai pris ce travail beaucoup trop à la légère mais...

    Il poussa doucement Thomas pour l’obliger à rejoindre la foule.

    -Faites-moi confiance, s’il vous plaît, je ne ferai plus jamais ce genre d’erreur !

     

     A suivre...Michelle Huenaerts

     

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  • A rainy day ( partie 7)

     
    A rainy day : partie 7
     
     
     
     
     

    - Alors, tu vois quelque chose ?

    Thomas, monté sur la cuvette, retenait son souffle. 

    Il était bel et bien enfermé avec des fous et tenait toujours son téléphone portable à bout de bras en espérant vivement…..Euh ? non ! disons plutôt qu’il priait avec une ferveur désespérée  pour que Sam ait reçu l’appel.

    Si seulement il avait pu parler ! Mais voyez-vous, pour le moment, ça ne lui semblait franchement pas être une bonne idée !

    - Il n’y a personne, je t’avais dit que cette cabine était hors service ! Le verrou doit être bloqué !

    - Pourtant j’ai entendu un bruit !

    - Tu as cru entendre un bruit, c’est tout ! Ne perdons pas de temps, on n’a pas toute la journée, passe-moi la clé !

    - Patience, petit !

    - J’en ai plus que marre de toi ! passe-moi cette clé tout de suite, tu sais qu’on a très peu de temps et…

    - Arrête de t’énerver ! Le voilà ton trésor…et tu vas le planquer où ?

    Thomas fronça les sourcils, tout ce cirque pour une bête clé ?

    -On va la mettre derrière le réservoir à savon, dévisse le support !

    -Thomas ?...Thomas ?

    Le jeune homme sursauta et faillit presque tomber de son piédestal .

    Seigneur, faite qu’ils n’aient rien entendu !

    Il ramena le téléphone contre lui et plaça une main côté touches pour étouffer la voix de son correspondant.

    Mince ! En y réfléchissant, la bonne nouvelle était  que Sam avait reçu l’appel .La mauvaise ? Et bien elle se trouvait à quelques mètres de lui occupée à dévisser un réservoir à savon !

    -Ça va, c’est bon ! on referme et on se tire d’ici !

    Ils vont partir ! Ils vont partir ! Ils vont partir ! Ils…bon, ok ça devient lassant à la fin mais ça fait plaisir de savoir qu’on va peut-être réussir à atteindre son prochain anniversaire !

    - Allez, on y va ! mais j’espère que tu comprends qu’ensuite il faudra se débarrasser de ce mec !

    - On ne se débarrasse de personne, on en a déjà discuté, on…

    - Et tu crois que ça marche comme ça, gamin ! Il va falloir que tu assumes ….. Mais, chaque chose en son temps, débloque la porte d’entrée …ensuite, essaie de rejoindre les autres sans te faire remarquer !

    - Je….je ne suis plus très sûr de……..

    - Trop tard, il fallait réfléchir avant, dégage d’ici ou tu sais ce que tu risques !

    Thomas essaya de se concentrer, la  voix du plus jeune, bon sang ! Où avait-il entendu cette voix ?

    Il entendit la porte s’ouvrir et claquer.

    - Sam !......Sam ! répondez…..vite !

    -Thomas ? mais à quoi jouez-vous à la fin ! Où  êtes-vous ?

    - Dans les toilettes pour hommes…et croyez-moi, je ne joue pas !

    Le jeune garçon sauta rapidement en bas de la cuvette et essaya d’actionner le  verrou.

    Impossible !

    - Et zut ! la porte est coincée !

    - Et c’est à cause de ça que…

    - Sam ! Ecoutez, je n’ai pas le temps de vous expliquer, deux hommes viennent de sortir d’ici, ne les laissez pas filer, je vais me débrouiller !

    -Mais…

    - Faite ce que je vous dis !

    Thomas saisit des deux mains le haut du battant et se hissa de toutes ses forces.

    Arrivé en haut , il se figea de terreur…quelqu’un était en train de pousser la porte d’entrée …..

    Ils reviennent !

    - SAM ! hurla-t-il de toutes ses forces dans le portable.

    - Vous m’avez appelé ? demanda calmement le policier blond en s'appuyant  contre la porte d’entrée.

    - Oh bon sang ! comme je vous déteste ! soupira le jeune acteur en essayant de reprendre son souffle.

    - Euh  ….Thomas ?

    - Oui ?

    - Est-ce que vous pourriez m’expliquer ce que vous faites, là, perché comme un ouistiti au-dessus de cette cabine ?

    A suivre............ Michelle Huenaerts

     

  • A rainy day ( partie 6)

     
    A rainy day ( partie 6)
     
     

     

     

    Thomas se figea, le cœur battant.

    Il approcha doucement sa main de la porte de la cabine et essaya de tourner, le plus silencieusement possible, le verrou.

    CLAC !

    Le bruit avait pourtant été léger mais le jeune garçon le trouva plus qu’assourdissant.

    Il se plaqua contre le mur et arrêta instinctivement de respirer.

    - C’était quoi, ça ?

    Le jeune acteur entendit claquer la porte de la cabine d’à côté.

    - Je n'ai rien entendu ? répondit une voix se trouvant à quelques centimètres de lui.

    - Ce bruit ! tu n’as rien entendu ?

    - Non...

    - Ouvre cette porte !

    Thomas se colla le plus possible contre la cloison, sa main partant désespérément à la recherche du portable se trouvant dans sa poche.

    Ses doigts se refermèrent enfin sur le petit objet en métal mais finalement à quoi bon ? Il ne pouvait se risquer à faire le moindre bruit en composant un numéro  sur les touches.

    Il essaya de se rassurer.

    Une plaisanterie, ça ne  ne peut être qu’une plaisanterie, ils ont un sens de l’humour particulier c’est tout !

     

    Sam quant à lui pénétrait au même moment dans le hall.

    Il remarqua  Angélina Stone en grande conversation avec John Clent qui semblait, quant à lui, l’écouter à peine l’air particulièrement contrarié, les yeux parcourant le hall en tout sens.

    Sam comprit rapidement le pourquoi. Thomas n'était tout bonnement pas là!

    - Oh c’est pas vrai ! murmura-t-il. 

    Peut-être étaient-il dans les toilettes ? Après tout, une envie pressante ça ne se commandait pas !

    Sam se dirigea vers la porte et essaya de la pousser mais peine perdue, le bois résista.

    Fermée à clé ?

    En voilà une idée de condamner des toilettes un jour de « Première » ?

    Il n’est quand même pas allé chez les filles ? quoi qu’avec lui…

    Il poussa l’autre battant et jeta un rapide coup d’œil à l’intérieur de la salle.

    - Thomas ? Ecoutez, je peux comprendre ce qui vous arrive mais…..enfin, si vous pouviez me répondre ……

    RIEN .

    Le jeune policier commença à paniquer.

    -Ah quel crétin je suis ! jeta-t-il en tapant son poing contre le mur . Comme s’il n’y avait pas mieux à faire que de se taper une déprime à cause d’une fille qu’on a connu il y a plus de dix ans. Quel con mais quel con !

    Il respira profondément.

    Bon, calmons- nous, je  l’ai vu entrer ici sous les flashs des photographes il n’y a pas cinq minutes, il ne peut quand même pas avoir disparu !

    Il traversa le hall rapidement pour se diriger vers la salle où devait avoir lieu la projection, son regard parcourant chaque allée de sièges.

    Aucune trace de Thomas !

    Il ne peut pas me faire une chose pareille ! pensa le jeune homme, c’est une blague !

    Sam remarqua  qu’imperceptiblement il commençait vraiment à prier pour que ce soit une plaisanterie.

    Oh s’il te plait, Seigneur, fais-moi un signe, rien qu’un signe et je te promets, quitte à l’attacher, de ne plus jamais le perdre de vue !

    A ce moment précis, il sursauta en entendant la sonnerie de son portable retentir.

    Il hésita. Ce n’était vraiment pas le moment ….quoique…

    - Oui, Sam Gallager !

    Personne ne lui répondit

    - Ecoutez ! si c’est une blague, je ne suis vraiment pas d’humeur !

    Le jeune homme se figea, des voix lui parvenaient, faibles très faibles…

    - Insiste ! elle doit bien s’ouvrir cette porte !

    - Elle est condamnée, répondit une autre voix d’homme tout aussi faiblement.

    - Jette un œil en dessous !

    - Tu ne vas quand même pas m’obliger à me mettre à plat ventre !

    - Vérifie je te dis ! on ne peut pas se permettre d’avoir un témoin, tu le sais !

    Sam éloigna le portable de son oreille pour afficher le numéro de son correspondant.

    Ses yeux s’agrandirent immédiatement sous l’effet de la surprise.

    Les voix venaient du portable de Thomas ! 

     

    A suivre.............Michelle Huenaerts

     

  • A rainy day partie 5

                                             A rainy day ( partie 5)
     
     
     
     
     
    Thomas,abasourdi, regarda Sam s’éloigner.

    - Monsieur Robin ?

    Le jeune garçon sursauta . En face de lui se tenait un homme habillé d’un costume gris aux plis plus qu’impeccables.

    - Un problème avec votre garde du corps ?

    - Euh ?

    Thomas dévisagea le nouveau venu de la tête aux pieds

    Et mince !  qui peut-il bien être celui-là ?

    - Non…..Non….aucun problème, répondit-il.

    -  Ne devrait-il pas être à vos côtés en ce moment plutôt qu’à cinq centimètres de cette bimbo en mini-jupe montée sur échasses ? 

    Thomas tourna son regard dans la direction indiquée par l’homme.

    - Mais je vais ressembler à un nain de jardin  à côté de cette fille !

    - Pardon ?

    - Euh ? rien ! aucune importance, qui êtes-vous?

    - Inspecteur Dean de Scotland Yard !

    - Insp…

    Thomas fixa intensément l’homme. Il se sentait extrêmement las subitement.

    Misère ! pesta le jeune garçon, le voilà qui fait le guignol devant ses collègues et de plus je ne suis même pas censé savoir que ce sont ses collègues !

    Il respira profondément et gratifia l’homme du sourire le plus hypocrite qui soit.

    -Ça fait vraiment plaisir de voir que notre pays possède une police d’élite mais, personnellement, avec un garde du corps aussi compétent que Monsieur Gallager, votre présence à mes côtés s’avère franchement inutile !

    - Je ne serais peut-être pas à vos côtés si « LUI »  y était ! rétorqua l’inspecteur Dean.

    -Mais…..Vous savez ce que les gens pensent en vous voyant ici près de ma petite personne ?

    - Et bien, répondit l’homme en souriant, ils pensent logiquement que…

    - Effectivement, ils pensent que vous veillez à ce qu’on ne me trucide pas ! coupa Thomas, d’où, croyez-moi, vous êtes grillé, repéré ,sur la touche !

    - Mince ! ce n’est pas bête ce que vous dites-là, continua l’homme sur un ton légèrement moqueur et donc l'insp...je veux dire votre garde du corps ...

    -  Très malin ! Il fait semblant de  protéger cette actrice et de m’ignorer complètement comme...

    Comprenant que la colère commençait à transparaître dans sa voix,Thomas respira profondément.

    - Alors qu’en fait, continua-t-il tout sourire, il...

    - Ah ! on peut dire qu’il simule bien, c’est certain !

    Thomas jeta à l’homme un regard indigné.

    - C’est un pro !

    - Ouais ben peut-être bien finalement….je vous laisse, ajouta l’homme en adressant un léger clin d’œil au jeune garçon , il revient votre pro !

    Et se penchant à l’oreille de Thomas il ajouta :

    - Je ne sais pas pourquoi vous voulez le couvrir, Monsieur Robin, mais puisque je vois que vous êtes apparemment au courant de choses que vous ne devriez pas connaître … disons que dans l’intérêt de Gallager,  j’éviterai de détailler auprès de mon chef sa technique de surveillance hautement performante en échange d’un petit autographe pour ma fille ! ajouta-t-il. 

    Le jeune garçon signa rapidement pour reporter immédiatement son attention sur Sam.

    - Mais qu’est-ce que vous avez mangé, vous êtes stupide ou quoi ? vous savez avec qui je viens de parler ?

    Thomas suspendit sa phrase en croisant le regard abattu du jeune homme.

    - Qu'est-ce qui se passe ?

    - Passez-moi votre parapluie, répondit le jeune homme, on vous attend et franchement vous êtes ridicule avec ce machin !

    - Je suis heureux que vous vous en rendiez enfin compte mais ça ne répond pas à ma question !

     -Je la connais, murmura Sam.

    - Quoi ?

    - Nous étions voisins lorsque  j’habitais Southfields…bon, c’était il y a longtemps…autant dire lorsque les dinosaures jouaient à saute-mouton sur Piccadilly Circus !

    -Ah ? et bien ça pour une surprise !...et…c’était une… enfin…vous voyez ce que je veux dire, non ?

    - J’avais douze ans, Thomas, les genoux noueux et un appareil dentaire ! ça vous situe le problème !

    - Comme quoi, il ne faut jamais désespérer, rétorqua sérieusement Thomas. Elle a dû être très contente de vous revoir ! continua-t-il  en adressant un léger clin d’œil à son ami.

    - Il est temps de vous dépêcher, répondit Sam, votre attachée de presse vous attend !

    Il poussa le jeune garçon dans le dos .

    -Oh là , pas si vite ! Qu’est-ce qui s’est passé ? Elle ne vous a pas reconnu, c’est ça ? Il faut dire que vous devez avoir beaucoup changé et….

    - Elle ne peut pas savoir si j’ai changé ou non, Thomas, parce qu’elle ne m’a même pas regardé ! C’est une « STAR » à présent et les gens comme moi sont transparents pour ce genre de personnes ! Allez-y maintenant, il est temps de regagner votre beau monde, Monsieur Robin !

    - Je suis de VOTRE monde, Sam , ok ! 

    - Dépêchez-vous, votre public vous réclame !

    Thomas ne bougea pas.

    - Allez, ouste ! on accélère le mouvement, continua le jeune homme, et regardez où vous marchez, tenta-t-il d’ironiser, vous auriez l’air malin si vous vous cassiez la figure en prenant vos pieds dans le tapis !  

    Thomas soupira et considéra le parterre de presse massé à l’entrée de « L’Odéon » puis il reporta son regard sur Angélina Stone.  Elle paraissait légèrement contrariée de devoir l’attendre et affichait un sourire on ne peut plus figé en signant distraitement des autographes à la foule.

    Il soupira.

    Irait-elle jusqu'à  lui écraser légèrement les pieds avec un adorable sourire pour essayer de le pousser hors limite de la caméra? Elle avait l'air en tout cas prête à tout et finalement très peu sympathique. Après la pluie, la supporter lui paru subitement au-dessus de ses forces.

    Ah mince, elle l'avait repéré !

    Thomas se composa le masque de l’innocence.

    - Aaaaaaahhh  Thomasssssssss Robinnnn enfin ! s’écria-t-elle en le voyant, quelle joie !

    N’en soit pas si sûre ! pensa le jeune garçon en lui tendant la main.

    Mais la jeune femme se pencha et l’embrassa furieusement sur la joue.

    - Le GRAND Thomas Robin ! ajouta-t-elle.

    -Je suis extrêmement pressé, jeta Thomas !

    Et il s'éloigna rapidement !

    - Mais...notre arrivée à l'Odéon? 

    Thomas ne répondit pas.

    Il consacra ensuite près d’une demi-heure à la presse avant de pouvoir enfin pénétrer à l’intérieur de l’Odéon .  Il se retourna pour chercher Sam des yeux mais ne rencontra que le regard chargé de haine d’Angélina Stone.

    Je viens de me faire une copine ! pensa le jeune homme en écartant de la main plusieurs mèches de cheveux mouillés qui lui obstruaient la vue. Il se demandait quelle partie de son corps n’avait pas été détrempée par la pluie ! Si seulement il avait pu enlever ne serait-ce qu’un centième de cette eau !

    Le jeune garçon soupira de découragement.

    Bien sûr, il y avait bien une petite solution pour essayer d’arranger un peu les choses , solution qui consistait à utiliser bêtement les séchoirs des toilettes mais…..

    Mais, évidemment,  en tant qu’acteur principal, il n’était pas censé s’éclipser pour aller aux toilettes !

    Il considéra rêveusement la porte située à sa droite puis John Clent, son réalisateur, qui, à sa gauche, paraissait complètement absorbé par une conversation on ne peut plus intéressante.

    Mais si ces cinq minutes pouvaient lui éviter d’éternuer pendant une semaine ça valait peut-être le coup de prendre le risque, non ? Si personne ne le voyait ?

    Le jeune homme  s’adossa négligemment contre le mur et se déplaça doucement le long de la paroi .Il jeta un dernier regard vers l’entrée du cinéma et se précipita dans ce qu’il considérait à cet instant comme la salle détentrice du trésor.

    Thomas se dirigea rapidement vers le premier séchoir venu, pas de temps à perdre!  Il pencha la tête et sourit de satisfaction en sentant le souffle chaud lui ébouriffer les cheveux.

    Ah comme il aurait aimé rester là jusqu’à la fin de la projection ! Après tout quel importance de voir ce film aujourd’hui ! Franchement ça aurait été beaucoup plus sympa de se payer une toile un paquet de pop-corn à la main et surtout habillé de vêtements secs !

    Arrête de rêver, Thomas !

    Il soupira de nouveau en constatant que la chaleur concentrée sur  le haut de son corps ne lui faisait plus guère d’effet et qu’à présent il ne ressentait que davantage  le froid qui lui engourdissait les orteils !

    Est-ce que je prendrais le risque d’enlever mes chaussures ?

    Il doutait que ce soit une très bonne idée mais au point où il en était.

    Thomas s’accroupit pour défaire ses lacets.

    Mais…

    Le jeune garçon sursauta et leva rapidement les yeux en entendant un léger bruit venant de la porte d’entrée.

    Et zut !

    Sans réfléchir, il s’élança vers la première cabine venue. Personne ne devait savoir qu’il s’était absenté du hall, ou bonjour les problèmes !

    La porte grinça et s’ouvrit lentement, puis…

    -Vérifie qu’il n’y a personne ! murmura une voix d’homme.

    - Je n’ai vu personne entrer, répondit aussi bas une autre voix plus jeune mais également masculine, ils sont tous agglutinés à l’entrée !

    - Je t’ai dit de regarder de plus près ! pousse les portes!

    - Et…et s’il y a quelqu’un…qu’est-ce qu’on fait….tu….tu ne vas pas….on ne devait pas…

    - Dommage pour lui ! répondit l’autre, c’est que ce n’était pas son jour…c’est un peu con de rendre son dernier souffle dans des toilettes, tu ne trouves pas ? 

    A suivre…Michelle Huenaerts

     

     

  • A rainy day partie 4

     

    "A RAINY DAY"

    partie 4

     
     
     
     
     
     
     
     
    - Voici déjà Leicester  !  constata Charles. Sale temps, ils doivent être trempés ici !

    Thomas frotta doucement la vitre pour enlever la buée et considéra le square où la foule s’était amassée.

    En le reconnaissant, plusieurs « fans » coincés sous leur parapluie agitèrent aussitôt la main en direction de la limousine.

    - Je descends ici, dit simplement Thomas en ouvrant la portière de la voiture.

    Sam se retourna immédiatement

    - Vous faites quoi ?

    - Et voila, je le savais ! continua le chauffeur.  Si vous devez veillez sur lui vous auriez dû lui greffer un GPS !

     Sam sourit.

    -Auriez-vous par hasard un parapluie ?

    - Sous le siège.

    - S’il reste longtemps comme ça il va ressembler à une éponge oubliée au fond d’un lac et bonjour la grippe !

    Charles porta son regard vers Thomas qui, malgré la pluie, s’appliquait à signer les papiers qu’on lui tendait.

    - Ce n’est pas pour rien qu’il est si populaire, il ne fait jamais rien comme les autres, ce gamin !

    -Non ! répondit Sam en s’extirpant de la voiture, il n’a pas besoin d’avoir des talons pour les dépasser tous et croyez-moi, il arrivera peut-être trempé à l’Odéon mais les gens ne verront que lui !

    Sam rejoignit rapidement le jeune garçon non sans avoir jeté un regard circulaire à la foule. Il était peut-être parano mais il avait appris qu’il valait mieux en toute circonstance se montrer méfiant. N’importe qui pouvait se cacher dans cette foule et tout pouvait arriver.

    Il rejoignit le jeune homme et ouvrit au dessus de lui le grand parapluie pour essayer de le protéger au maximum .

    Thomas se retourna étonné.

    - Ne faites pas cette tête, dit Sam, on est ami, non? et il faut  que je vous avoue quelque chose...

    Thomas leva un sourcil interrogateur et peu convaincu.

    -Je suis vraiment fier de vous…

    Il ne termina pas sa phrase.

    - Sam ! vous allez rester combien de temps la bouche ouverte ? Vous avez une crampe ?

    -Dites-moi que je rêve …

    Thomas tourna la tête pour suivre le regard du jeune homme et constata par la même occasion que plus rien ne le protégeait de la pluie puisque Sam totalement hypnotisé ne s’était pas rendu compte qu’il protégeait à présent un bobby en ciré jaune en lieu et place de celui qu’il était censé accompagner ….en l’occurrence, lui !

    - Angelina Stone...

    - Sam ! 

    - C’était…c’était prévu qu’elle s’habille aussi court ? poursuivit le jeune homme en tapant sur l’épaule du policier qu’il prenait toujours pour le jeune garçon .

    - Je n’en sais rien, répondit l’homme, par contre si je pouvais vous conseiller de faire un petit quart de tour pour protéger Monsieur Robin qui se trouve à votre droite!

    Sam sursauta

    - Oh ! excusez-moi, Thomas !

    - Mais qu’est-ce que vous êtes en train de  faire ? s’écria le jeune garçon, ça sert à quoi que vous ayez un parapluie , vous savez dans quel état je vais arriver là-bas ? Vous croyez qu’elle attendent "QUI" les dizaines de chaînes de télé ?

    - Euh ? Angeli...

    - MOI ! 

    - Vous….vous avez raison , répondit le jeune homme ….je….je suis vraiment impardonnable.Tenez ! dit-il en tendant le parapluie à Thomas , c’est mieux finalement si vous le gardez…..euh ? une dizaine de minutes….

    - MAIS JE RÊVE ! 

    - Exercice d’infiltration, Thomas !

    Il tapota la joue du jeune acteur.

    - Je savais que je pouvais compter sur vous…..je ne vous quitte pas des yeux…..promis ! 

     

    A suivre..........Michelle Huenaerts