La Porte d'Aval : partie 99

 

La Porte d'Aval 

 découvrez l'enfance de Thomas avant qu'il.....

partie 99 début

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-Marie, si tu n’arrêtes pas cette comédie tout de suite  .. je…..je… À bout d’arguments, Thomas lâcha : JE ROMPS NOS FIANCAILLES !

Marie lui décocha un regard noir mais se décida malgré tout à passer sous le cordon qu’il avait relevé pour elle.

-J’arrive pas à y croire! Pourquoi est-ce que tu racontes des histoires comme ça !

-Comme quoi ?

-Comme le fait qu’on soit fiancé, par exemple !

-C’est qui lui ? dit Marie en montrant Sam qui, assis sur le muret, bâillait sans retenue.

-Mon garde du corps, répondit Thomas …mais …mais c’est surtout un ami….et tu n’as pas répondu à ma question !

-Il a l’air fatigué ton garde du corps mais qu’est-ce qu’il est beau !

-Tu te fiches de moi, je te demande pourquoi …

-Oh ! Je voulais te rendre service, c’est tout !

-Me rendre service ? tu arrives à croire à ce que tu dis ?

-Je voulais simplement éviter que toutes ces filles se jettent sur toi. En quelque sorte, j’ai remplacé ton garde du corps... fatigué.

-Tu as toujours réponse à tout sauf…

-Sauf ?

-Sauf que Sam ne raconte pas à tout le monde qu’il va se marier avec moi !

-Bonjour, Monsieur Robin, comment allez-vous ?

Thomas leva les yeux et vit Steve Dekker qui descendait l’escalier menant à la falaise.

-Oh ! Je….je vais bien merci….Qu’est-ce que vous faites ?

-Rien…rien de spécial, répondit le jeune homme en jetant sur Marie un regard que Thomas traduisit par l’expression d’un profond dégoût.

Le jeune garçon vit les yeux de Marie s’embuer légèrement et sentit la colère monter en lui.

Steve Dekker ne semblait cependant pas décidé à bouger.

-Vous avez un problème ! lança Thomas d’une voix cassante.

-Un problème, Monsieur Robin ? bien sûr que non, c’est toujours un tel plaisir de vous rencontrer mais je dois vous laisser.  Je vous souhaite une bonne journée, Monsieur Robin.

Thomas le regarda un instant s’éloigner puis se retourna vers Marie et vit qu’une larme coulait le long de sa joue.

Le jeune garçon se sentit complètement désorienté. Qu’est-ce qu’il allait bien pouvoir dire.

Il s’agenouilla près de la jeune fille.

-Marie…

-Ramène-moi, je veux rentrer chez moi !

-Sûrement pas !

-Si tu es ici avec moi, c’est seulement par pitié, jeta Marie….et j’en veux pas de ta pitié ! Tu as vu comme il m’a regardée. Il ne comprend pas que tu puisses te balader avec quelqu’un comme moi…et il a raison !

Thomas fouilla ses poches, sortit un mouchoir en papier et le tendit à Marie.

-Tiens, je suis à peu près sûr de ne pas m’en être servi…. mais qui sait ?

-Très drôle, dit Marie en lui arrachant le mouchoir.

-Ecoute ! dit- il, je ne t’ai pas emmenée ici par pitié, je t’ai emmenée parce que …….

-Parce que ?

-Ben parce que …tu ne m’en as pas laissé le choix !

-Comm….comment tu peux me dire ça, t’es…t’es vraiment le pire des….

-Tu ne comprends pas ce que je veux dire, riposta doucement Thomas…je ne voulais pas venir ici, c’est tout…je ne voulais pas jouer les stars pour chasseurs d’autographes…je voulais juste un dimanche tranquille et si je suis venu, c’est uniquement…

Il fit une pause…..

-Uniquement  pour te faire plaisir !

-Mais si je n’avais pas été en fauteuil roulant, riposta Marie, tu ne l’aurais pas fait !

-Si, je l’aurais fait ! dit Thomas en riant, je t’assure ! Je suis toujours complètement idiot avec les filles !

Le jeune garçon vit que Marie se retenait pour ne pas sourire.

- Ne fais pas attention à lui, Marie ! Crois-moi, Dekker est un gars bizarre et ça n’a rien à voir avec ton handicap.  Il n’est pas méchant, mais il est un peu « bargeot »comme vous dites, vous les français ! Il me bassine toujours du « Monsieur Robin…»  Tiens, quand il me parle, j’ai l’impression qu’il discute avec quelqu’un d’autre !

-Il faut dire, répondit Marie, que …..que  t’es plutôt cool pour un acteur, finalement, t’es ni prétentieux, ni puant !

-Ah ! tu me rassures, répondit Thomas, je n’ai pas arrêté de renifler mes manches de toute la matinée ! Mais au fait, tes parents ont bien un petit resto ici , ils ont du cidre et des crêpes ?

-Evidemment, pourquoi ?

-Parce qu’on va aller chercher Sam et qu’on va aller les dévaliser pardi !

-Ça aime les crêpes et le cidre, les anglais? Je pensais que vous ne mangiez que du pudding arrosé de thé ?

-Quand tu viendras à Londres, répondit Thomas, je te prouverai le contraire.

-Tu te moques de moi ! comment veux-tu que j’aille à Londres comme ça ?

Thomas plongea son regard bleu dans celui de Marie.

-Tu iras à Londres et pas comme ça…je te le promets . Tu vas remarcher, Marie ! parce que sinon, ajouta-t-il en souriant , tu ne pourras jamais goûter nos fameux puddings!

-Thomas….

-Quoi ?

-Merci, je……

-Arrête ! dit Thomas en se relevant où tu vas finir par me dire quelque chose de gentil…et là, je croirai vraiment que tu vas très mal ! On va les manger, ces crêpes ?

À suivre.....

 

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