• Petites nouvelles en passant

     

    Le Châtiment des Mac Law

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    Thomas, en général, laissait Camden Lock à sa droite après avoir passé le petit pont et préférait se perdre dans ce que l’on appelait ici  « la petite Venise » et qui était l’un des endroits le plus pittoresque et le plus inattendu de Londres.  Là, loin de l’agitation de la foule , il rêvait de péniches délaissant leurs amarres et se noyait dans  l’ivresse de vivre quelques rares heures de liberté.

    Lui avec lui et rien que lui…sans les journaux, sans les télés, sans le devoir de devoir être et de paraître au monde entier.  Se retrouver avec soi, rien qu’un instant, pour se pincer et se prouver qu’on était malgré tout autre chose qu’une image figée sur papier.

    Mais aujourd’hui, Thomas ne se sentait pas l’humeur d’une balade champêtre, il était au-delà de tout ça !  La coupe était pleine depuis bien trop longtemps et il avait fallu si peu pour que tout parte et se rompe……une simple remarque , un simple abus de trop !

     


    Bonjour Sourire

    Mise en page terminée, ouf ^^

    Reste la couverture et la quatrième qui sera confiée comme pour "Le Maître des Loups" à F Vanparijs, une aquarelliste géniale !

    4 X 1 entrée gratuite à offrir pour le salon du livre de jeunesse de Namur aux 4 premières personnes  qui nous écriront à tandcoeditions@skynet.be

    Dernière corrida en Catalogne, une de trop. Terrible lorsque folklore rime avec cruauté...enfin, c'est juste mon avis...

    Je vous embrasse et vous retrouve bientôt  Sourire

     

     Est-ce que ce monde est sérieux...

     

     

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  • La Porte d'Aval : partie 81

     

    La Porte d'Aval 

     découvrez l'enfance de Thomas avant qu'il.....

    partie 81

    début

    Ici      

     photo bbbbbb

    Sam Gallager était debout près de la fenêtre dans le petit salon.

    Il contemplait la mer, l’air absent.

    Dans peu de temps, Thomas serait là et il faudrait qu’il lui parle, qu’il lui explique…

    Il donna un coup de poing sur le rebord du châssis.

    NON ! finalement, ça n’était pas à lui de lui expliquer ! Ce n’était pas lui qui l’avait manipulé !

    Mais le croirait- il ?

    Comment pourrait-il le croire ?

    Thomas n’avait beau être qu’un garçon de 13 ans, Sam avait du mal à le considérer autrement que comme un ami et comment avouer cela à un ami !

    Bien sûr, Thomas était aussi quelqu’un qui vous fatiguait plus en une journée que le marathon de New -York mais avec un si incroyable sourire qu’il était presque impossible de lui en vouloir plus de trente secondes.

    Il était sincère, entier, impulsif.  Jamais il ne pourrait comprendre qu’on se soit servi de lui pour mettre au point un coup tordu….. Mais ce qu’il fallait au moins qu’il sache, c’est que LUI, Sam n’y était pour RIEN !

    La porte de la maison s’ouvrit à toute volée.

    - Il est parti, jeta Elise complètement essoufflée.

    - Par…parti…mais qui ?

    Ceci dit, Sam croyait déjà avoir deviné la réponse.

    - Thomas ! Maurice lui a dit des choses horribles…Oh ! je l’ai planté en bas de la ville, celui- là et je suis remontée à pied, comme je le déteste !

    - Mais….mais parti où ?

    - Je…je ne sais pas, il est descendu de la voiture aux feux  près de la place, je n’ai pas pu le rattraper !

    - Il est descendu …et...et il est parti….. Vous plaisantez ? 

    - Non ,j’aimerais bien, je n’aurais jamais pensé qu’il  ferait cela…..

    - Ben voyons ! murmura Sam, ça l’aurait changé ! pourquoi ce gosse rendrait- il les choses simples quand il y a moyen de les compliquer !

    Le jeune homme essaya de se concentrer. Il ne fallait pas paniquer !

    - Il était comment ? fâché ,triste…Oh bon sang ! ça devient une habitude, où est-ce que je vais pouvoir le retrouver !

    - Il était hors de lui, répondit Elise, je crois qu’il a agi sans réfléchir, il ne m’a même pas écoutée !

    -Vous devriez savoir, rétorqua Sam, que Thomas n’écoute jamais personne ! il agit et…et il réfléchit plus tard ! Et encore, parfois, plus tard, il oublie même d’y repenser !

    -Non, je ne le sais pas. Je n’ai vu qu’une seule fois mon petit- fils auparavant et je ne le connais pas du tout, Monsieur.

    -Alors, essayez de ne pas le perdre, dit Sam en se dirigeant vers la porte, croyez-moi, vous gagnerez à le connaître, c’est quelqu’un de bien, Thomas, croyez-moi !

    - Où allez- vous ?

    - Oh ! juste une idée comme ça...Dites-moi, la Falaise et la Porte d’Aval, c’est bien celle de gauche, n’est-ce pas ?

    - Oui….pourquoi ?

    - Et bien pour essayer de retrouver votre petit- fils !

    À suivre.....

     

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  • Petites nouvelles en passant

     Bonjour Sourire

    Désolée pour ce retard mais nous sommes à un moment critique de la confection de l'ouvrage " Le châtiment des Mac Law " qui doit être prêt prochainement pour l'imprimerie .Tout cela prend énormément de temps.  Les 8/10 sont terminés mais nous devons encore mettre en page la couverture et terminer les finitions.  je vous tiens au courant bien évidemment.....

     

     

    Stéphane ROGER est né le 24 juin 1967 à Lyon. Très tôt il manifesta des dons pour la musique :


    « Quand j’étais gamin mes héros n’étaient pas ceux de la télé, mais Rampal, Horowitz, Rachmaninov…J’étais un enfant bien souvent seul car je n’intéressais dans le fond personne, j’étais même inquiétant pour les autres, étrange, pas normal. ». Il prit ses premiers cours au conservatoire de Lyon. Puis sur Chambéry. Cours de flûte et piano.


    « C’est difficile d’apprendre deux instruments à la fois mais c’est formateur ». Fut musicien dans la musique de l’air et suivit des cours de contrepoint et fugue et d’écriture sur Paris.


     il remporta une mention spéciale Bach 2000 à Hanovre puis Tarragona.



    C’est vers 25 ans que je me mis au jazz. C’est Oscar Peterson et les compos de Michel Legrand qui me donnèrent le virus. « Toutefois, le jazz ce n’est pas seulement une façon de jouer, c’est une façon de vivre, c’est toute une culture. Je ne suis pas un pianiste de jazz, mais il est vrai que le jazz vous amène à composer et à voir différemment les petites notes qui se baladent sur la partoche. »


    Stéphane ROGER donne très peu de récitals, « je préfère suivre de loin, les concertistes ne sont pas seulement des bêtes de concerts mais des bêtes tout simplement. Il faut avoir la carrure, la santé, le temps, et l’abnégation de quelques années de sa vie. Je suis conscient de passer à travers des bons moments qu’apporte ce métier….Chacun à sa place ».


    Il fit plusieurs arrangements pour des chorales diverses, et orchestres…Réviseur hors pairs.



    Il est membre de Jury de plusieurs écoles de musiques ainsi que des écoles nationales de musique.



    Il est régulièrement invité par des associations célèbres comme soliste ou accompagnateur.



    Depuis 2002 il se consacre à la composition.



    © 2010

     

     

     

     

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  • La Porte d'Aval : partie 80

     

    La Porte d'Aval 

     découvrez l'enfance de Thomas avant qu'il.....

    partie 80

    début

    Ici      

     photo bbbbbb

    Lorsqu’ils s’arrêtèrent pour déjeuner, papy avertit Thomas qu’il était, à présent, dans un pays évolué où les gens mangeaient de la nourriture « normale » et non des cochonneries bouillies à la sauce à la menthe ! Il faudrait qu’il s’y habitue !

    -Alors, inutile de chercher tes trucs gélatineux ! On est un grand pays, NOUS !

    -Tant que vous ne me faites pas manger vos escargots, vos rognons et vos fromages puants, répondit Thomas. De toute façon, ajouta- t-il, moi, je préfère la nourriture italienne, un grand pays que l’Italie, ça c’est de la gastronomie!

    -Maudits italiens ! grommela Papy.

    Thomas offrit à sa grand-mère son plus beau sourire avant de pénétrer dans le restaurant.

    En fait, il n’avait rien contre les fromages puants et aimait même assez la cuisine française mais il pouvait lui aussi se montrer contrariant...non mais!

    Une pensée traversa soudain son esprit :  son grand-père était sûrement persuadé qu’il était Crésus  !

    Evidemment, tout le monde pensait qu’il était riche …mais, sa fameuse fortune était et resterait jusqu’à sa majorité plutôt de l’ordre du « virtuel » c’est à dire plus mince que le portefeuille de papy !

    C’est pourquoi, il décida de limiter les dépenses …S’il devait tenir jusqu’à son retour en Angleterre....

    Jambon, frites ! En plus, ça devrait convenir à papy ! Ça n’était ni anglais, ni italien, ni ( Thomas en était presque sûr !) d’aucune nationalité en particulier, un bon plat neutre qui n’entraînerait sûrement aucune discussion !

    -Tu ne prends rien d’autre ? s’inquiéta Elise.

    -Non, je n’ai pas très faim, mentit Thomas.

    -Arrivé à la caisse, il présenta un billet.

    -C’est donc ça ! lança Elise.  Range ça tout de suite et va te chercher une part de gâteau au chocolat, je sais que tu l’adores et pas de discussion ! Annie a déjà essayé de nous faire accepter une somme d’argent pour ton séjour mais il n’en est pas question , tu ne dépenseras pas le moindre euro tant que tu seras avec nous! Quant à toi, Maurice ,dit-elle en se retournant vers son mari, tu n’es qu’un âne ! Et si je t’entends encore faire la moindre remarque désobligeante à Thomas, c’est TOI qui logeras à l’Hôtel !

    Quelle douce prophétie. Thomas n’avait jamais rien entendu de plus beau ; de plus, il y avait un très net avantage maintenant que papy boudait, il ne parlait plus !

    Tout juste se permit-il un haussement de sourcil lorsqu’un jeune couple, ayant reconnu Thomas, vint lui demander un autographe.

     Mais Thomas savait qu’il pensait à ce moment- là :

    " Maudit couple ! " et sûrement aussi "maudit sale gamin que je vais devoir supporter ! "

    Mais quoi qu’il en soit, la suite du voyage fut, à partir de là, beaucoup plus agréable.  Papy pestait en silence et Thomas pouvait écouter de nouveau ses « énergumènes » à plein volume.

    Il était environ 13h30 et la ville d’Etretat n’était plus à présent qu’à 5 kilomètres lorsque Thomas déposa ses écouteurs et se risqua à demander à ses grands- parents où ils logeaient exactement.

    -À Etretat même, un peu sur les hauteurs et on a une superbe vue sur la mer, répondit Elise.

    -C’est incroyable, lança Thomas…je…je veux dire…je tourne à Etretat  et vous habitez pile à Etretat ? C’est une sacrée coïncidence……

    -Y a pas de coïncidence là-dedans ! lança son grand-père qui avait retrouvé sa voix et qui semblait plus hargneux que jamais !

    -Qu’est- ce que vous voulez dire ? demanda Thomas.

    -Ce que je veux dire, c’est qu’il ne faut pas que tu croies que nous nous sommes installés ici, il y a cinq ans, dans le seul  but de te servir d’auberge !

    -MAURICE, NON ! supplia sa grand-mère.

    -Laisse-moi continuer, il faut qu’il sache, faut pas qu’il se fasse d’illusion !

    -NE FAIS PAS ÇA !

    -Que ….que …je sache quoi ? balbutia Thomas complètement déboussolé.

    -Si ton tournage se déroule ici, c’est parce que ta maison de production savait qu’on habitait ici….Ils cherchaient une falaise avec une arche, il y en a en Angleterre mais où est-ce qu’ils auraient logé le  « fameux Thomas Robin » . À l’hôtel ? Ils savaient que jamais tes parents n’auraient accepté de te laisser seul ! Alors…

    -Alors quoi ?

    Mais le jeune garçon n’était pas du tout certain d’avoir envie de connaître la suite.

    -Alors, on a accepté l’argent qu’ils nous ont offert pour t’héberger mais, uniquement, parce que la maison avait besoin de réparations ! Sinon, crois-moi , jamais je ne t’aurais pris chez nous !

    Thomas eut l’impression d’avoir reçu un coup de marteau sur la tête.

    -Alors…ALORS ! lança- t-il, la rage au fond du cœur, tout….tout ce que je représente pour vous, ce sont des briques et quelques tuiles ?

    -Non, rectifia son grand-père….des pierres et du chaume ! Et ça s’abîme le chaume , crois- moi !

    Elise se prit la tête dans les mains.

    -Je ne poserai pas un seul orteil CHEZ VOUS ! cria Thomas.

    -Thomas ! tenta Elise.

    -NON ! Je ne veux plus rien entendre, je savais que je ne serais pas le bienvenu chez vous…..Vous nous détestez tellement mon père et moi mais à ce point franchement, je ne pouvais pas l’imaginer !

    En regardant  dehors, le jeune garçon vit l’indication de la ville : «  Etretat ».

    -Parfait, arrêtez-vous !

    -Thomas,nous t’aimons, je t’assure, je t’aime…je me fiche de cet argent…essaie de comprendre……

    À cet instant, à l’entrée de la ville, le break fut obligé de s’arrêter à un feu rouge.Thomas n’hésita pas !

    Il poussa la portière et sortit du véhicule.

    -Thomas, NON….reviens ! hurla Elise en sortant elle aussi, de la voiture …

    Thomas ne s’arrêta pas…..il ne savait pas où il allait mais sa fureur était telle qu’il s’en moquait éperdument !

    À suivre.....

     

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  • La porte d'aval : partie 79

     

     

    La Porte d'Aval 

     découvrez l'enfance de Thomas avant qu'il.....

    partie 79

     début

    Ici      

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    Photos : Michelle huenaerts

     

    -Quoi ? Tu ne trouves pas ça incroyable, toi, un gosse qui est plus riche que ses parents et qui a les moyens de payer un garde du corps à son chien ! ricana papy.

    -Maurice !

    Le jeune garçon soupira.

    -Et encore, vous ne savez pas tout, j’ai même acheté les lampadaires de la rue pour qu’il puisse lever la patte où il veut !

    Elise étouffa un petit rire.

    Maurice jeta un regard noir au rétroviseur.

    -Il loge chez nous !

    -Qui?…Ti... Timothy ? balbutia Thomas.

    -Non ! Je ne veux pas de chien chez nous.  Je parle de ton garde-toutou ...Sam comme tu dis. Je l’aurais bien envoyé balader mais ta grand- mère a insisté pour le garder.  Elle trouve que ça n’a pas de sens d’avoir un garde du corps si c’est pour le faire loger à l’hôtel.  Mais moi, je te le dis … si ça n’avait tenu qu’à moi, vous auriez été tous les deux à l’hôtel…..J’aime pas le dérangement !

    -Oh, mais je veux bien y aller, moi, à l’hôtel, riposta Thomas, je n’ai pas l’intention de vous encombrer et…….

    Il vit Elise lui lancer un regard implorant qu’il traduisit par « n’y fais pas attention, laisse tomber » et il décida de ne pas insister.

    Il s’apprêtait à remettre ses écouteurs sur ses oreilles mais…

    -Ça doit te changer de voir une route avec des gens civilisés qui roulent à droite comme tout le monde, pas comme VOUS qui faites toujours TOUT autrement que les autres !

    Thomas reposa ses écouteurs sur ses genoux.

    Il se demandait ce qu’il faisait là à subir ce concentré de ressentiments qui, il le devinait, était plutôt destiné à son père qu’à lui. 

    Le jeune garçon commençait doucement à entrevoir le caractère de papy : un homme intransigeant qui pensait avoir toujours raison et qui n’admettait pas que les autres aient une autre opinion que la sienne, un homme qui détestait les anglais simplement parce que l’un deux avait eu l’audace de lui « prendre » sa fille et surtout, un homme qui le considérait, LUI, non comme son petit-fils mais comme une espèce rare de cafard, résultat d’une immonde trahison.

    Thomas savait qu’il ne devait pas entrer dans son jeu, il ne devait donner aucune prise à ses attaques mais…

    -Je ne suis pas chargé des plans de circulation en Grande Bretagne, répondit- il en essayant d’adopter la voix la plus neutre possible, et pour ma part, continua- t-il en souriant, qu’on roule à gauche ou à droite , ça m’est égal, de toute façon, les policiers anglais sont tellement obtus qu’ils ne me permettraient sûrement pas, à 13 ans, de sortir la nouvelle Ferrari que je viens d’acquérir….Elle va finir par rouiller dans le garage….Surtout, continua- t-il plus bas…qu’on n’a pas de garage…

    Elise pouffa de nouveau.

    -T’aime bien faire le malin apparemment, lança papy !

    -On va s’arrêter dans un resto-route, coupa Elise,le petit doit déjeuner.

    Elle se tourna ensuite vers le jeune garçon.

    -Je suis si contente que tu sois là, je suis une de tes plus grandes fans, on a vu tous tes films, tu sais.

    -Je les ai vus uniquement parce que ta grand-mère m’y a obligé, coupa papy…d’ailleurs dans les films, tu n’avais pas cet horrible accent !

    -Normal, soupira Thomas, c’est un acteur français qui me double, ça m’évite d’avoir un horrible accent …

    -Tu veux dire que ce n’est même pas toi qui parle dans tes films ! c’est un comble, au prix où ils doivent te payer, ils auraient plus de chance d’engager « le français »  directement !

    -Oui, répondit Thomas au bord de l’exaspération, mais le problème, c’est que je devrais sûrement doubler le « français » pour la version anglaise parce que, même s’il est bilingue, il risquerait fort d’avoir un horrible accent comme vous dites…

    -On s’en fout de la version anglaise ! marmonna papy , font rien comme tout le monde, les anglais….et puis de toute façon, je préférais ton autre voix !

    Ben, voyons ! pensa Thomas. 

    Il songea amèrement qu’il était bien dommage qu’il n’y ait personne pour doubler papy, ça l’aurait peut-être rendu plus aimable, qui sait ?

     

     

    À suivre.....

     

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