• Foire de Namur

     

    Nouvelle page ce mardi 6 octobre

    avec des entrées gratuites pour la foire du livre et la suite du "Miroir"Sourire

     

    Foire du livre de Namur

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    Michelle y sera bien sûr avec Thomas Robin et l'Ecorce d'Or Sourire

    Celui qui trouvera l'Ecorce détiendra le pouvoir......

    L'Ecorce d'or

     

     

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    "Le soleil était couché depuis plus d'une heure et l'éclairage public projetait l'ombre des hauts arbres sur les façades des immeubles de Central Park pour les orner de dentelles sombres presque fantomatiques.

    Au deuxième étage d'un bâtiment de taille légèrement plus modeste que les autres, un jeune homme bâilla d'ennui.

    Il ferma un instant les yeux, gêné par la lumière trop vive d'un lampadaire situé de l'autre côté de la rue et décida de s'accorder quelque secondes d'évasion, son esprit vagabondant au-delà du parc cet par delà la ville pour aller se perdre tout au bout de l'océan.

    Ça y est ! il pouvait la visualiser peut-être même plus belle qu'elle ne l'était vraiment. Son imagination survolait déjà la lande, sa lande, celle qui s'étendait tout au bout de Hampstead pour dominer la ville...sa ville !

    Dans ses souvenirs, il n'y avait pas le moindre nuage, pas la moindre flaque de pluie. La lumière de l'aurore se reflétait en rose et or sur la Tamise et un vent léger lui caressait le visage"

    L'Ecorce d'Or - Michelle Huenaerts

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     Lorsque Scotland Yard rencontre le surnaturel .....

     

     

  • Expo Photos

     

    Invitation au parcours d’artistes

    les 03 et 04 octobre 2009 de 10h00 à 19h00

    13 rue Docteur Oblin

    7090 Braine-le-Comte

     

    3 artistes … 3 techniques….gravures, peintures, photos

     

     

    Concert le samedi 03 octobre

    à 16h00 et 18h00

    du groupe T.B.A.

    (guitares, chant, violoncelle)

     

     

     

  • Le Miroir : partie 14

     

    Le Miroir

    partie 14

    MIROIR2

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    Chapitre XIV : Station de Leicester Square : 8h45

     

    Gaëlle avait rassemblé ses maigres bagages, les crampes d'estomac qu'elle avait ressenties le matin, en se levant, l'avaient décidée à accepter le petit déjeuner proposé par l'hôtel.

    Il fallait qu'elle retrouve assez de force pour affronter l'épreuve du retour.

    Elle avait décidé de loger un moment chez ses parents. Elle ne voulait pas voir son mari, encaisser ses reproches lui paraissait pour le moment au- dessus de ses forces. Quant à se rendre au travail, le lundi matin, la jeune femme préférait y penser le moins possible.

    Si seulement elle avait pu attraper la grippe !

    Une grippe carabinée et trente neuf de fièvre, ça au moins s'était justifiable mais ce froid.....cette angoisse qui lui serrait le cœur, ça, personne ne pourrait le comprendre, et Monsieur Pichet encore moins que les autres......

    De quoi souffrait-elle ?

    De névrose, de psychose, était-elle paranoïaque, pouvait-on la soigner et la débarrasser de ses visions qui de jour comme de nuit lui pourrissaient la vie.

    Son père avait eu grand tort de lui offrir ces billets d'avion. Elle ferma la porte de sa chambre et descendit payer sa note.

    Il était à peine 8h20, son avion ne partait qu'à quatorze heures, il lui restait donc du temps, mais d'une part, Gaëlle n'avait aucune idée des heures de départ du Stansted Express et d'autre part, elle avait vraiment hâte à présent de quitter ce pays, l'atmosphère de Londres lui devenait de plus en plus irrespirable.

    Elle quitta l'hôtel, remonta la rue en regardant distraitement les devantures des librairies et pénétra dans la station de Leicester Square.

    La jeune femme se dirigea résolument vers les distributeurs et acheta de nouveau son billet au guichet automatique, elle ne voulait parler à personne, elle aurait même préféré ne plus voir personne !

    Elle s'engouffra dans le dédale de couloirs et d'escaliers..... sans même avoir consulté le plan. Pourquoi était -elle si sûre de son chemin ?

    Elle se dirigeait sans hésitation, les lieux lui paraissaient d'ailleurs étrangement familiers .....

    Gaëlle devait rejoindre la ligne de Liverpool Street via Holborn .

    Elle descendit vers le quai, en ruminant ses idées noires.

    Et consulta sa montre, il était 8h35....

    Que de temps à attendre avant de pouvoir enfin rentrer chez elle !

    -Aie !.....Perdue dans ses pensées, elle venait, sans le faire exprès, de percuter un personnage portant un imperméable et un chapeau gris.

    Celui-ci, déséquilibré, lâcha ce qu'il tenait à la main pour se retenir à la rampe.

    La jeune femme récupéra ce qu'il avait perdu juste avant que l'objet ne tombe sur les marches.

    C'était une petite valise, Gaëlle leva les yeux et la tendit à son propriétaire mais à son grand étonnement, elle vit celui-ci remonter l'escalier à la hâte et s'enfuir en courant !

    Cette attitude la déconcerta, quelle mouche l'avait donc piqué.

    Le sol tremblait légèrement à présent, le métro pour Holborn arrivait, son métro !...... mais Gaëlle ne bougeait pas, elle avait baissé les yeux vers la mallette et elle la contemplait avec stupeur : une petite valise brun clair avec une fermeture dorée et apposé juste en dessous, un autocollant représentant un palmier jaune sur un fond bleu.

    C'est alors, qu'elle remarqua sur le mur, à sa gauche, une grande affiche représentant un endroit paradisiaque avec plage et mer turquoise....

    -Une publicité pour une destination de voyage, murmura Gaëlle......

    Elle sentait la panique l'envahir au contact de la valise mais elle n'arrivait pas à en détacher les doigts.

    Elle était comme collée à l'objet, les yeux rivés à l'affiche.

    Qu'est-ce que ça signifiait ?.......Oh ! seigneur, qu'est-ce que ça pouvait bien signifier ?!

    Elle entendait un léger bruissement sous ses doigts,

    oh ! Tout léger...comme un souffle !

    C'est alors que la mémoire lui revint d'un coup, elle se souvint soudain des rêves dont elle ne se rappelait jamais, ceux qui la laissaient terrifiée le matin, ceux qu'elle avait toujours préféré oublier, et aujourd'hui.......aujourd'hui, elle comprenait pourquoi !

    Non ! C'était stupide, insensé......Oh ! Mon Dieu !

    Elle avait l'impression d'être de retour dans ses cauchemars.....allait-elle se réveiller ?

    - Oh ! Faites que je me réveille ! Que ce ne soit pas vrai !

    Les voitures du métro défilaient devant elle, dans un bruit que Gaëlle jugea assourdissant mais qui eut le mérite de la sortir de sa torpeur, une image ne lui revint que trop clairement, celle d'une montre où était indiqué, 8h45 !

    Plus le temps de se poser des questions si elle voulait sauver sa peau, elle devait fuir tout de suite !

    Les gens commençaient à descendre.

    Elle devait les prévenir.......Il fallait absolument qu'ils comprennent !

    Gaëlle regarda de nouveau la mallette ?

    Elle pensa :

    « Débarrasse- toi de cette saleté, fais quelque chose, vite ! »

    Elle déposa la valise par terre le plus doucement possible, en retenant son souffle.......elle était terrorisée ! Elle s'éloigna à reculons, puis subitement, sans même réfléchir, elle cria de toutes ses forces :

    " Courez.....Courez !  run...run, il y a une bombe....a bomb!"

    Gaëlle ne savait pas s'ils l'avaient comprise.

    Ils devaient tous la prendre pour une malade !

    De la main, elle leur indiqua le côté droit du quai, et se mit à courir dans la direction indiquée, celle qui donnait accès à d'autres escaliers et permettait de remonter à la surface.

    Les navetteurs ne semblaient pas avoir réalisé...... Gaëlle indiqua la valise

    That is true! There is a bomb! Une bombe!...Vite!..

    Voyant la jeune femme courir apparemment paniquée, la dizaine de personnes présentes des deux côtés du quai bougèrent enfin......

    Il était 8h44 !

    La jeune femme posa le pied sur la première marche en direction de la sortie mais une pensée lui vint........

    Thomas ! Quel était le rapport avec Thomas......si cette valise contenait bien une bombe, quel rapport avec le miroir et l'acteur.

    Elle se retourna machinalement pour jeter un dernier coup d'œil en arrière ..........Oh !non pas ça !

    La jeune femme resta quelques secondes pétrifiée !

    Un jeune garçon était en effet resté en arrière.....

    Gaëlle le voyait ôter ses lunettes noires pour consulter le plan du métro, situé à une dizaine de mètres de l'endroit où se trouvait la valise.

    Le cœur de la jeune femme faillit s'arrêter, l'enfant portait un walkman sur les oreilles, il était habillé d'un pull-over rouge et son jean était largement déchiré au dessus du genoux droit........

    Gaëlle sentit un courant glacial l'envahir !

    Ainsi tout était bien vrai et Thomas allait finir,

    là ,comme dans son rêve.......car il n'était plus temps de faire quoique ce soit !

    Essayer de le sauver, ça signifiait peut-être.......peut-être....

    La jeune femme ne réfléchit pas, oubliant ses quelques rudiments d'anglais, elle cria de toute ses forces en se précipitant vers lui : « Cours Thomas ! Cours ..  Vite »

    Le jeune garçon se tourna vers elle, elle vit ses yeux s'écarquiller , signe qu'il ne comprenait pas du tout ce qu'elle lui voulait.

    Gaëlle l'attrapa par le bras et laissa tomber son sac photo pour aller plus vite.

    Elle n'avait pas osé repasser devant la mallette, c'était trop juste, aussi étaient-ils partis dans le sens inverse à celui indiqué aux autres. Dans cette direction malheureusement, il n'y avait plus d'escalier, le quai se terminait une cinquantaine de mètres plus loin.

    Thomas n'avait heureusement pas résisté, avait-il compris lui aussi !

    La jeune femme pensa que leur seule chance en ce moment tenait au contenu même de la valise, finalement, ils avaient très peu d'espoir de sortir vivant de ce tunnel, un tunnel, c'était pire que tout et s'il y avait le feu ,avec le souffle, il ne resterait rien d'eux !

    Gaëlle et Thomas virent à cet instant deux petites lumières briller dans le sens inverse.

    L'autre rame pensa Gaëlle, Oh non ......

    Il ne faut pas que le métro s'arrête ........

    C'était trop tard !

    Elle n'eut pas le temps de penser davantage, ils étaient arrivés tous les deux presque au bout du quai, à hauteur d'une grande affiche sous verre où l'on pouvait lire : « Don't cross The Mirror » Gaëlle eut le temps de voir une dernière fois l'image Thomas basculer à travers le grand miroir et eut l'intuition que leur course s'arrêterait là !

    Un bruit effroyable retentit, comme provenant d'une sono poussée à fond !

    La vitre vola en éclats et sous le choc de l'explosion, tous deux furent projetés à terre.

    Mais le sol continuait à trembler car le métro traversait maintenant le tunnel à toute allure, il a réussi, pensa Gaëlle, il ne s'est pas arrêté, il a réussi à passer.....

    La jeune femme essaya de protéger Thomas de ses bras, Un banc en bois passa au-dessus d'eux et atterrit un mètre plus loin.

    Puis, soudain, tout se calma !

    Gaëlle releva la tête et regarda devant elle.

    Il y avait des morceaux de papier qui voltigeaient, vestiges de l'affiche, certains représentaient des morceaux de miroir d'autres l'image de Thomas réduite en lambeaux....

    Mais ce n'était qu'une image !

    Gaëlle et Thomas étaient tous les deux recouverts d'éclats de verre et d'une épaisse poussière mêlée à des morceaux de briques mais ils étaient vivants !

     

     

  • sortie fin 2010

     

    Thomas Robin

    "Ce que l'on cache au plus profond de soi ne peut renaître que par amour....

  • Le Miroir : partie 13

     

    Le Miroir

    partie 13

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    Chapitre XIII : Le jean déchiré

     

    Samedi matin, Thomas se réveilla très tôt, en sursaut....comme toujours.......

    Les idées noires de la veille lui remplissaient plus que jamais la tête.

    Comme il en voulait à ses parents.....comme il aurait voulu les gifler l'un et l'autre.

    Comment pouvait-on s'être aimé un jour et en arriver à se détester à ce point par la suite.....

    La dispute avait commencé après la projection du film durant le dîner offert par la production, dans un hôtel proche du cinéma « Odeon »

    Thomas venait juste d'apprendre qu'il avait de grandes chances d'obtenir une nomination lors des British Awards pour son interprétation dans le film de John Clent et il avait lu dans le regard de son père quelque chose d'indéfinissable qu'il n'avait pas compris.

    Pas tout de suite en tout cas.....car un peu plus tard dans la soirée, il avait sans le vouloir surpris une bribe de conversation entre ses parents.

    Il avait voulu sortir pour s'aérer dans le hall.....la journée avait été terriblement éprouvante pour lui.....il les avait aperçus, tous les deux, devant la porte d'entrée, la conversation avait l'air animée...il s'était approché doucement pour essayer d'entendre.

    Il ne voulait pas se montrer indiscret mais ce fut plus fort que lui !

    Annie reprochait à son mari de se montrer odieux et jaloux, ce n'était pas la faute de Thomas s'il réalisait le rêve auquel, lui, John, avait du renoncer plus jeune lorsqu'il avait tenté de devenir acteur.......pas de sa faute s'il avait dû, lui, John, sous la pression familiale, reprendre ses études......

    Elle avait dû toucher un point sensible , car une gifle suivit immédiatement !

    Le jeune garçon chancela légèrement et dut s'appuyer contre le mur, le temps de reprendre ses esprits ......

    Il entendit cependant encore son père, en colère, affirmer que son fils Thomas devrait choisir un autre nom à ridiculiser que « Robin » s'il s'obstinait à poursuivre sa carrière de saltimbanque...............

    Comment avait-il osé ? .........Le petit garçon n'arrivait pas à le croire....

    Prendre un autre nom ......Son père avait-il honte de lui à ce point ?

    Sa mère avait -elle raison ?...était-il jaloux ?...... Thomas ne voulait pas d'un autre nom mais il ne voulait pas non plus renoncer à son rêve....était-ce si terrible ? ......

    Jusque là, il avait pensé que son père se montrait simplement sévère envers lui....peut être qu'il le méritait d'ailleurs.....il agissait pour son bien......il n'était pas d'accord avec son choix de devenir acteur c'était tout ! Mais ça, c'était le bouquet pour terminer cette maudite journée. D'abord, il y avait eu cette vision le matin, et puis.....et puis, pourquoi cette personne dans la foule lui avait-elle justement offert un miroir ! Paniqué, sans réellement comprendre pourquoi, il avait laissé l'objet se briser à ses pieds......mais la vue des éclats de verre, c'était encore pire que tout !

    Une femme avait crié, ajoutant encore à sa peur.

    Il l'avait regardée un instant.....pourquoi avait-elle fait ça ? Pourquoi avait- elle l'air, effrayé, elle aussi ?

    Il avait dû poursuivre son chemin, ses jambes tremblaient tellement à ce moment- là, qu'il n'arrivait pas encore à croire qu'il avait été capable de parcourir les trente mètres qui le séparaient du cinéma...

    Thomas pensait qu'il avait amplement mérité sa nomination de meilleur acteur....Oh ! pas pour le film auquel il avait assisté cet après- midi, ce prix d'interprétation, il le méritait pour l'interview qu'il avait réussi à donner à la journaliste de la télévision !

    Comment avait-il fait, c'était encore un mystère, il était angoissé, il avait du mal à respirer même si ça ne se voyait pas et il n'avait qu'une seule envie :prendre ses jambes à son cou et fuir....fuir quoi, pour aller où ? C'était une bonne question ! C'est peut être pour cette raison qu'il était resté là, tout bonnement, à répondre aux questions qu'on lui posait, il avait même réussi à se montrer drôle..... il lui était impossible de se rappeler pourquoi...il ne se souvenait absolument pas ce qu'il avait dit.

    Il y avait eu les flashs des photographes et puis la projection qui lui avait paru interminable, Thomas s'était balancé sur son siège durant tout le spectacle .

    Les personnes présentes dans la salle avaient sûrement dû croire qu'il était pris d'un besoin urgent...et à force, Thomas fut réellement pris d'un besoin urgent.....

    Il essaya de quitter la salle discrètement mais ne put éviter le regard réprobateur que lui lança le réalisateur. Ses parents n'avaient heureusement pas remarqué sa courte absence, qu'est ce qu'il aurait entendu comme réprimandes sinon !

    Pour comble, voilà qu'éclatait cette dispute dont il était encore une fois le sujet principal !

    Thomas pensa qu'il n'avait pas cherché à être célèbre, il adorait jouer, c'est tout ! Il ne s'était pas battu pour réussir, tout était venu comme ça, facilement, peut-être trop facilement ...........

    A leur retour à Hampstead, lorsqu'il était descendu de la limousine, le petit acteur n'avait adressé la parole à personne, sa mère l'avait appelé, il ne s'était pas retourné, il était monté directement dans sa chambre, avait claqué la porte et s'était assis sur son lit.

    Là, pour la première fois depuis longtemps, le garçon qui paraissait toujours si heureux sur les photos des magazines, avait pleuré.

    Complètement épuisé, Thomas s'était ensuite endormi dans son joli costume de gala ...........

    Mais aujourd'hui était un autre jour ; ce matin, le jeune garçon n'avait qu'une seule idée en tête, il voulait sortir, changer d'air !

    Il regarda par la fenêtre et remarqua, que quelques photographes étaient, hélas, déjà rassemblés devant la grille de son jardin.

    A leur petite mine, le jeune garçon devina qu'ils avaient dû arriver très tôt pour être sûr de ne pas le rater au cas où il sortirait

    Il aurait dû s'en douter....Il fallait pourtant qu'il trouve une solution......

    Il était 7H30, il n'y avait aucun bruit dans la maison.

    Thomas traversa doucement le couloir pour se rafraîchir dans la salle de bains puis retourna dans sa chambre pour se changer. 7h45.

    Il enfila un pull-over rouge et un vieux jean....

    Thomas savait que ses yeux bleus étaient beaucoup trop reconnaissables, il sortit donc du tiroir de sa table de nuit, une paire de lunettes noires, il y avait du soleil, il ne devrait donc pas trop attirer l'attention.....

    A la dernière minute, il décida d'emporter avec lui son walkman, tant qu'à se balader, autant le faire en musique !

    Il était prêt mais restait le problème des photographes. Le jeune garçon avait cependant une petite idée, le tout était de les prendre au dépourvu .

    Il descendit dans la cuisine, fit chauffer de l'eau, sortit le thé de l'armoire ainsi qu'une dizaine de tasses, fit griller quelques toasts et ajouta du miel, de la confiture et quelques couteaux.

    Il disposa le tout sur un grand plateau.8h10.

    Son fardeau dans les mains, son walk man autour du cou, Thomas se retrouva dans le hall d'entrée. Il prit une grande inspiration et ouvrit la porte en s'aidant du coude et des pieds . Le garçon entreprit de traverser le petit jardin, il posa son plateau sur le muret et ouvrit la grille.....

    Aux regards ahuris qu'il perçut autour de lui, le petit acteur comprit qu'il avait au moins l'avantage de la surprise, il n'avait pas encore mis ses lunettes mais tous ces gens qui campaient devant chez lui depuis des semaines dans l'espoir de photographier au 600mm le moindre mouvement de rideau, ne s'attendaient pas à le voir sortir là, bêtement pour leur porter le petit déjeuner !

    -Breakfast! dit Thomas

    Il distribua les tasses, aucun appareil ne s'était levé......

    Le jeune garçon se glissa doucement de l'autre côté de la grille et avant que quelqu'un ait eu le temps de réfléchir si la tasse qu'il tenait entre les mains lui avait bel et bien été donnée par un acteur nominé au British Awards, il s'enfuit en courant jusqu'au coin de la rue, là, il se retourna pour vérifier qu'il n'était pas suivi.

    C'est alors, que sa jambe resta accrochée à quelque chose, une petite fleur en fer forgé, en bas d'un grillage, le jeune garçon tira pour se dégager et déchira son jean juste au dessus du genoux droit .......

    Mais il s'en fichait, les photographes n'avaient pas bougé, sans doute encore trop surpris, et il était libre, libre d'aller se promener n'importe où, comme n'importe qui. Ça lui ferait du bien, respirer loin de cette maison étouffante qui n'était plus que cris et disputes !

    Il décida de se rendre à Covent Garden, il avait toujours apprécié cet endroit, ses magasins, ses terrasses animées... peut-être y aurait-il même des musiciens, à l'ancien marché, près de King street.

    Il décida d'emprunter le métro et de descendre à la station de Leicester Square, à l'angle de Charing Cross road et de Long Acree, ça lui permettrait de marcher un peu et de regarder les étalages de la rue.

    L'endroit était principalement occupé par des librairies et le petit garçon adorait lire, surtout les bédés !

    Thomas ajusta ses lunettes noires et remonta son walk man sur ses oreilles, il était 8h30,et il avait retrouvé le sourire !

     

  • Le Miroir : partie 12

     

    Le Miroir

    partie 12

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    Chapitre XII : London by night

     

    les derniers invités devaient être entrés à l'intérieur du cinéma et la foule commençait à se disperser .

    Les gardes qui barraient l'entrée de square s'en allaient et Gaëlle se sentit le cœur en morceaux.

    Comme une automate, elle s'avança à l'intérieur du petit parc et alla s'asseoir sur le dossier d'un banc, la tête entre les mains.

    Elle était seule, au milieu des arbres près d'une statue de Charlie Chaplin et elle se sentait impuissante. Elle n'avait pas pu l'approcher, elle n'avait pas pu lui passer sa lettre, bref, elle n'avait rien pu faire !

    Elle quitta les lieux en traînant les pieds et se retrouva dans la rue que Thomas avait traversée quelques temps plus tôt.

    Elle refaisait son chemin à l'envers. Dans quelques temps, les fans reviendraient sans doute pour l'apercevoir à la sortie mais pour le moment, l'endroit était presque désert.

    Tout à coup, elle entendit un petit raclement sous ses pas, elle recula et s'accroupit. C'étaient les éclats du miroir, celui que Thomas avait laissé tomber, celui qui l'avait tant terrifié.

    Elle ramassa quelques morceaux et les garda un instant dans les mains ; quelques simples reflets brillants, rien de plus......

    Gaëlle se sentit soudain submergée par la colère, elle lança les éclats contre un mur et déversa pour se calmer la totalité des injures qu'elle connaissait......mais la jeune femme avait toujours été trop polie et son lexique en gros mots était trop limité pour lui permettre un réel soulagement.

    Réduire ce miroir en miette, l'écraser, le pulvériser, elle savait que ça n'aiderait pas Thomas ; de plus, elle ne savait même pas ce qui aurait pu l'aider.

    Une vision, quelques cauchemars et un miroir cassé ne constituaient pas une preuve.....et une preuve de quoi d'ailleurs ?

    Pourquoi la vue du petit miroir avait-il causé chez le jeune garçon une peur semblable à la sienne.

    Quel lien y avait-il entre elle, Gaëlle, et LUI, la star de cinéma mondialement connue ?

    Elle se rappela les mots de son père au sujet de ce qui pouvait unir les gens.

    En tout cas, si ce genre de lien existait, il ne lui avait pas été d'un grand secours.....

    Thomas n'était pas son enfant, il avait une famille, des gens pour veiller sur lui...alors pourquoi ?

    Elle aurait voulu rester des heures dans la rue à l'attendre, elle aurait pu y passer la nuit s'il le fallait, mais elle savait que ce serait pire, pire d'encore le regarder, d'espérer l'approcher et de ne pouvoir finalement rien faire !

    S'il lui arrivait quelque chose, elle savait qu'elle ne pourrait jamais se le pardonner mais elle était découragée et morte de froid tout à coup sous ses vêtements mouillés.

    Elle décida donc de rejoindre l'hôtel « Impérial »,où elle avait réservé une chambre et d'y rester terrée jusqu'au lendemain matin.

    Elle parcourut la rue commerçante en sens inverse et y acheta un morceau de pizza qu'elle dévora rapidement. Gaëlle s'étonna d'avoir faim en pareille circonstance mais après tout, elle n'avait rien mangé depuis ce matin.

    Elle se retrouva dans Charing Cross Road et fut soulagée de trouver son lieu d'hébergement assez rapidement.

    La jeune femme fut accueillie à la réception par une dame entre deux âges qui à son grand soulagement parlait français. Ce fait procura à Gaëlle un léger réconfort, elle sourit en prenant sa clef et monta au premier étage, chambre 12......

    Elle déposa ses sacs dans une armoire située en face du lit, ferma les tentures et enleva ses vêtements mouillés.

    Gaëlle se dirigea ensuite immédiatement dans la salle de bains pour prendre une longue douche très chaude.

    Elle ferma les yeux tandis que l'eau ruisselait sur son visage et essaya de ne penser à rien.

    Le mieux aurait été que ce moment dure toujours mais il fallait bien se décider à sortir......enfiler un peignoir de bain.....frotter vigoureusement ses longs cheveux et retourner dans sa chambre.

    Elle ouvrit au hasard la petite table de nuit et découvrit une bouilloire électrique et tout ce qui était nécessaire à la confection d'un thé digne de ce nom.

    Décidément, les coutumes anglaises avaient du bon, boire le liquide brûlant constitua pour elle une autre pause durant laquelle elle essaya une fois de plus de se vider l'esprit.

    La jeune femme s'étendit dans le lit avec l'intention de dormir immédiatement mais voilà........impossible !

    Elle avait les yeux fixés sur le plafond, elle était épuisée, vidée mais restait éveillée !

    Il était 19h, c'était trop tard, bien trop tard....

    Pourquoi était-elle partie, elle aurait dû l'attendre..... Peut-être qu'elle aurait pu......mais, peut-être que Thomas avait été simplement surpris tout à l'heure lorsque le miroir lui avait échappé des mains, d'ailleurs, quelques instants plus tard devant les caméras, il avait l'air si sûr de lui......

    Tout cela était-il vraiment le fruit de son imagination ?

    Elle se sentait triste et déprimée.....

    Elle se rappela qu'en pareil cas, autrefois, une seule chose pouvait lui remonter le moral: faire des photos !

    Lorsqu'elle appuyait sur le déclencheur, elle oubliait tout...... .pourquoi pas ?

    Ses vêtements n'étaient pas tout à fait secs mais bon........

    Elle prit son sac et sortit le pied de voyage qu'elle avait finalement décidé d'emporter avec elle.

    Londres le nuit, ça devait valoir la peine ,non ?

    La perspective de se balader seule dans une ville inconnue et de prendre le métro le soir ne l'effrayait pas.

    Que pouvait-il lui arriver de pire que ce qu'elle vivait en ce moment..... Au moins, le danger de la rue était réel, palpable , pas comme ces stupides idées terrifiantes qui obsédaient son esprit depuis plusieurs semaines.

    Gaëlle quitta donc son hôtel pour se retrouver dans l'avenue principale et traversa la rue pour se diriger vers une entrée de métro située non loin d'une discothèque.

    C'était la station de Leicester Square, elle s'y engouffra en essayant de ne pas trop prêter attention à ce nom qui évoquait pour elle une si cruelle désillusion et se décida à utiliser les distributeurs automatiques.

    Elle prit ensuite une rame jusqu'à la station de Waterloo pour se diriger vers London Bridge. Ce n'était pas par hasard, quelle avait choisi cette direction, elle s'était en effet souvenue d'une carte postale qu'elle avait reçue un jour : Tower Bridge, la nuit, elle avait trouvé la vue magnifique et l'avait même encadrée, alors.....

    Le métro était presque désert à cette heure, Gaëlle quitta la station et erra un peu au hasard dans les rues. Elle se retrouva bien vite au dessus d'un pont surplombant la Tamise

    Au loin, sur la droite, elle distingua Tower Bridge tout doré de lumière. Elle déplia son pied et y installa l'appareil photo, le décor était magique !

    Quelques bateaux destinés aux touristes naviguaient sur le fleuve. Gaëlle prit quelque vues puis se décida à emprunter un petit chemin situé juste en contrebas du London Bridge.

    Elle serait là, plus proche de la Tamise et pourrait avoir une jolie vue sur « la City », le quartier des affaires. Elle regarda à travers son viseur pour effectuer son cadrage et distingua un bâtiment qu'elle se rappela avoir vu dans un guide touristique, c'était le building futuriste d'une grosse compagnie d'assurances, il était composé d'énormes tuyaux habillés le soir de vert et de bleu ; mais ce qui étonnait le plus Gaëlle était l'immense structure en verre surmontée d'une coupole qu'elle pouvait voir juste en redressant un peu l'appareil.

    Du verre....du verre.....encore du verre !

    La jeune femme fut prise de vertige et s'appuya à la rambarde pour ne pas tomber.

    Elle commençait à se sentir vraiment mal !

    Elle n'entendait plus rien des bruits du dehors, rien, si ce n'est ce bourdonnement sourd qui commençait à envahir sa tête, il lui semblait d'ailleurs que le sol tremblait légèrement.....

    Elle regarda de nouveau le bâtiment mais elle n'avait plus qu'un voile devant les yeux....

    En une fraction de seconde, quelques images se succédèrent dans sa tête, elle vit Thomas, il avait un walk man sur les oreilles, il se tournait vers elle, il la regardait et paraissait terrorisé.........

    Gaëlle entendit soudain un grand bruit de verre brisé comme provenant d'une sono poussée à fond, la jeune femme eut la folle idée, un instant, de penser que l'édifice se trouvant devant elle venait peut-être de voler en éclat et puis, et puis.....elle percevait une voix, une voix qu'elle reconnut comme étant la sienne, et qui criait :

    « Cours Thomas......cours, vite !... ».

    La vision disparut, le bruit et les cris aussi...

    Il n'y avait aucun débris de verre....nulle part.....et le bâtiment était intact !.

    Gaëlle s'adossa contre le mur, une main sur le front, elle n'arrivait presque plus à respirer.

    Ce cauchemar ne finirait donc jamais ?

     

     

  • le Miroir : partie 11

     

     

    Le Miroir

    partie 11

    MIROIR2

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    Chapitre XI : Une vision, des cauchemars et un miroir brisé

     

    Le petit square était inondé par la foule, le spectacle ressemblait à celui que Gaëlle avait visionné quelque temps plus tôt sur son ordinateur.

    Elle reconnut le grand bâtiment foncé du cinéma devant elle, sur la gauche et vit que des barrières avaient été installées de chaque côté de la rue. Sur la droite,

    une présentatrice TV gesticulant devant quelques gradins semblait avoir quelques problèmes de micro ; juste derrière celle-ci s'étendait un petit parc où avaient été installés plusieurs écrans géants et plusieurs camionnettes devant servir de régie aux télévisions.

    Pas de doute, l'événement devait être de taille !

    L'entrée du square étant interdite, la seule solution était de se placer derrière une barrière mais il y avait déjà beaucoup de gens et approcher Thomas Robin lui paraissait de plus en plus impossible.

    De l'autre côté de la rue, devant un fast-food, était rassemblée une flopée de journalistes et de photographes.

    La jeune femme aurait donné n'importe quoi pour pouvoir franchir les quatre ou cinq mètres qui la séparaient d'eux. C'était le parterre de presse où devaient s'arrêter les acteurs.

    Elle, elle était condamnée à rester là, de l'autre côté, du mauvais côté ! Celui vers lequel Thomas ne lèverait peut-être même pas les yeux !

    Elle se plaça derrière une dame portant un petit garçon dans les bras, ouvrit son sac et en sortit l'appareil photo.

    Il y avait tellement longtemps qu'elle n'avait plus fait ce geste, ça lui faisait une drôle d'impression....

    Il était temps de retrouver ses réflexes, de réfléchir vite et bien !

    Le trois cent millimètres lui paraissait la meilleure solution, elle était bousculée de toutes parts, elle devrait donc travailler à une vitesse rapide, heureusement, qu'elle avait emporté quelques films spécifiques à cette situation.....

    Elle arma son boîtier et se hissa sur la pointe des pieds, la position n'était pas très confortable mais c'était pour elle la seule solution d'avoir une chance de l'apercevoir.

    Gaëlle attendit presque un quart d'heure en piétinant derrière la barrière......

    Tout à coup, elle vit une grosse voiture arriver sur sa droite, elle semblait déboucher d'une rue située derrière le parc.

    -ça y est, pensa- t-elle

    Quelqu'un sortit du véhicule et la foule cria un nom que Gaëlle ne connaissait pas.

    Les voitures se succédaient, les personnalités aussi, mais toujours pas de trace du petit acteur.....et pour comble, le ciel bleu jusqu'ici commençait à devenir de plus en plus menaçant.

    Une grosse voiture noire venait de s'arrêter.....La foule hurla et Gaëlle comprit, elle comprit en effet plus qu'elle ne vit, car à ce moment- là, le ciel se déchira et il se mit à pleuvoir à verse !

    Les parapluies s'ouvraient de toutes parts mais les gens continuaient à crier, un nom....un seul nom : Thomas

    Gaëlle essayait de fixer une image dans son objectif mais elle était malmenée de toutes parts.

    Le jeune garçon devait être de l'autre côté de la rue en train de répondre aux journalistes.

    Gaëlle était trempée jusqu'aux os mais elle pensait.....

    -Que quelque chose arrive !

    quelque chose..... n'importe quoi !

    Elle avait été bien sotte de croire que le destin lui viendrait en aide.

    Brusquement, la pluie cessa !

    Le grand parapluie qui avait été ouvert pour protéger Thomas se referma et elle découvrit enfin pour de vrai le petit garçon qui la hantait depuis si longtemps !

    Elle le voyait à travers l'appareil photo qu'elle déclencha plusieurs fois. Les cheveux du jeune garçon étaient coupés impeccablement mais il avait conservé les quelques petites mèches qui lui retombaient sur le front.

    Il portait un costume foncé aux plis impeccables et une petite cravate assortie à la couleur de ses yeux ; le même regard d'un bleu profond que Gaëlle connaissait si bien, la même aisance, le même sourire.......

    Pourtant, à bien y réfléchir, quelque chose clochait, c'était peut-être le fruit de son imagination mais Thomas lui paraissait différent.....

    Elle remarqua aussi que sous les flashs des photographes, l'enfant avait quelque peine à respirer et puis, il paraissait un peu pâle et un peu fatigué....oh ! juste un peu....

    Gaëlle pensa, sans savoir pourquoi à son attitude le jour de sa désastreuse exposition. Elle souriait à tout le monde et pourtant, il lui vint à l'esprit qu'elle devait présenter ce jour là à peu près le même visage que Thomas aujourd'hui !

    Elle avait l'intuition qu'il jouait un rôle en ce moment, il était acteur.....il n'allait pas bien, Gaëlle en était sûre ...mais pourquoi avait-elle cette impression ?

    Il était toujours dans son champ de vision et se prêtait à présent à une séance de dédicaces.

    C'est à ce moment-là que quelque chose se produisit....

    Quelqu'un dans la foule venait de tendre à l'acteur un objet que Gaëlle reconnut immédiatement.

    C'était le miroir.....exactement celui de ses rêves.....le petit miroir de poche qui dévalait les marches et que quelqu'un offrait aujourd'hui à l'acteur

    ....un simple clin d'œil au film !

    Pourquoi Thomas avait- il eu cette réaction....car à peine l'objet avait-il touché ses mains qu'il le lâcha comme s'il l'avait brûlé....le miroir atterrit brisé sur le sol !

    La jeune femme poussa un cri, le petit garçon leva les yeux vers elle, des yeux où elle pu lire la panique ! Thomas reposa presque immédiatement son regard sur les petits éclats de verre éparpillés à se pieds. Il semblait pétrifié, hypnotisé.

    La personne qui tenait le parapluie et qui devait être son attaché de presse lui tapota l'épaule pour qu'il reprenne sa route. Lentement, mais très lentement, le petit garçon obéit.

    Gaëlle voyait l'effort que ça lui demandait.....

    Elle comprit à ce moment là, que Thomas savait.....

    Quoi ? C'était toute la question 

    Elle ne l'apercevait plus à présent mais elle l'entendait, elle était sûre que c'était lui qui répondait aux questions de la journaliste de la télévision, sa voix résonnait dans la rue et Gaëlle n'y dénota aucun tremblement.

    La jeune femme quitta son poste d'observation et se dirigea vers l'un des écrans géants situés le long du parc.

    Thomas apparaissait en gros plan, elle comprit une fois de plus, pourquoi le jeune garçon captivait la foule.

    Il semblait avoir repris le contrôle de lui-même, Gaëlle l'admira intérieurement, comment faisait-il ?

    Il devait même répondre avec humour aux questions qui lui étaient posées puisque chacune de ses répliques déclenchait les rires enthousiastes de l'assistance

    Gaëlle se demanda si la gentillesse du garçon et l'intérêt qu'il portait aux autres étaient sincères ou s'il jouait là aussi un rôle, les mots « thank you » ou « Pleased to meet you » qu'elle l'entendait souvent prononcer lui venaient- t-ils vraiment du cœur ?

    Mais, l'important, c'est que ça en avait l'air, tout le monde semblait l'adorer et la jeune femme pensa qu'à ce moment précis, elle était, elle aussi tombée sous son charme.

    Thomas Robin lui faisait prendre conscience d'une chose : ne pas être maman lui manquait terriblement. Parler enfant, c'était abstrait, mais voir ce gamin devant elle avec ses grands yeux bleus qui ressemblaient tant aux siens, ça, c'était quelque chose de particulièrement concret, comme une gifle en pleine figure !

    Elle repensa à ses visions, il ne fallait pas que quoi que ce soit arrive à Thomas !

    Elle aurait voulu le prendre dans ses bras, veiller sur lui, ne surtout pas le perdre de vue.......

    l'écran s'éteignit...elle l'avait perdu de vue......