• L'Ecorce d'Or

     

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    Oseriez-vous ouvrir le passage au péril de votre vie ?....

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    "L'Ecorce d'Or " : premiers points de vente indiqués dans notre colonne de gauche Sourire

     

     

    Tand co

  • Nos coups de coeur musicaux pour votre été

     

    Chaque semaine nous partageons avec vous nos coups de coeur en musique Sourire

  • Le Miroir Partie 1

     

     

     

    Le Miroir

    partie 1

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    Chapitre 1 : Un départ inattendu

    De tout temps, Gaëlle avait été propriétaire d'une imagination débordante.

    Elle était photographe ; en fait, elle enseignait surtout.

    Elle avait trente deux ans, était mariée et n'avait pas encore eu d'enfant.

    Elle n'en connaissait pas la cause exacte mais n'avait jamais cherché à en comprendre la raison. Trop de travail peut-être, la peur des responsabilités. Elle avait déjà affreusement paniqué le jour où, un peu par hasard, elle s'était vue dans l'obligation d'adopter le chat du voisin, abandonné après un déménagement. Depuis, Minou, profitant de l'inexpérience de sa maîtresse dans le domaine félin, en avait profité pour détapisser le salon et avait fait plus de bêtises en trois ans que n'importe quel chat en toute une vie.

    Gaëlle habitait une jolie villa entourée d'un grand jardin où fleurs et arbres se disputaient la préférence. Son mari Vincent était gérant d'une petite banque située non loin de leur domicile. Il veillait sur les portefeuilles d'une clientèle fidèle, et, entre son travail et sa femme, se trouvait parfaitement heureux.

    Maison irréprochable, dîner à heure fixe, épouse attentionnée, bref, les Durant nageaient dans le bonheur.

     

    Les Durant ? Ou seulement l'un des deux, car si Vincent avait oublié sa logique masculine ( ma femme m'a donc sa vie n'est que félicité) et y avait regardé d'un peu plus près, il aurait remarqué que les serviettes dans la salle de bains n'étaient plus pliées avec autant d'exactitude qu'auparavant. Il se serait également aperçu que la pelouse, d'ordinaire irréprochable, laissait place à présent à un magnifique parterre de mauvaises herbes ; mais, quand on rentre très tard le soir, pissenlits et touffes d'herbe se confondent allègrement.

    Le dîner était peut-être un peu plus tiède que d'habitude et la conversation à table un temps soit peu limitée mais l'Homme n'avait rien remarqué de tout cela.

    En fait, il ne prit conscience d'un changement qu'un certain vendredi soir, alors qu'il rentrait, pour une fois, un peu plus tôt à la maison.

    Sur la table de la cuisine l'attendait en effet un petit mot excessivement peu explicite.

    « Pars à Londres, serai de retour samedi soir bisou, Gaëlle. »

    Au premier abord, tout cela lui parut absurde, au deuxième ensuite, lorsque les quelques lignes eurent rempli leur fonction, c'est à dire imprimer son cerveau, lui passèrent par la tête, en cinq minutes, plus de questions qu'il ne s'était posées sur sa femme en dix ans de vie commune.

    La première réaction fut immédiate.

    Sa mère bien sûr ! Celle qui l'appelait Paul en continuant par « oh! excusez - moi, l'habitude »

    Sa fille était sortie deux ans avec cet olibrius ; Gaëlle et Vincent étaient mariés depuis dix ans, mais belle maman préférait Paul, c'était certain !

    Il fallait cependant reconnaître que Paul Lemaître, propriétaire de la station service, deux rues plus loin, n'avait absolument rien d'anglais si ce n'est le panneau Gasoil à l'entrée de son petit commerce.

    Il n'y avait donc rien à chercher de ce côté là.

    -Allo Edith!

    -Oh Vincent ! Comment allez-vous (pas possible, elle se souvient de mon nom)

    -Excusez-moi, Gaëlle serait-elle chez vous en ce moment ?

    Non bien sûr ! Ma fille est à Londres, vous n'étiez pas au courant ?

    Vincent accusa le coup, il avait l'air d'un parfait idiot.

    La curiosité finit malgré tout par l'emporter.

    -Qu'est ce qu'elle a été foutre à Londres !

    -Des photos, je crois

    -Des photos, mais de quoi !?

    -Mais de lui

    -C'est qui lui ?

    Belle maman jouissait car elle savait que son crétin de gendre (c'était son expression favorite pour qualifier Vincent) n'était au courant de rien. Il fallait cependant avouer que c'était la seule chose amusante dans cette histoire car Gaëlle avait bel et bien décidé de suivre son instinct et de se lancer, avec l'aide de son père (c'était le comble), dans une folle entreprise.

    Sa fille était devenue réellement bizarre depuis ce fameux dimanche après-midi et si Edith savait que ce fameux « lui » dont elle venait de parler à Vincent y était pour quelque chose, elle devait s'avouer qu'elle ne comprenait toujours rien à cette histoire de fous.

     

    Pensez-donc ! Aller jusqu'à oser prendre l'avion elle qui en avait une peur bleue. Ce moyen de transport était cependant encore préférable au train car Gaëlle n'aurait sûrement pas supporté d'emprunter le tunnel sous la Manche.

    Salles obscures, enfermement, elle redoutait tout cela.

    Etait- elle claustrophobe, agoraphobe ou tout autre phobe.... Edith n'en savait rien.

    En tout cas, ce qui était certain, c'est qu'elle faisait déjà les pires cauchemars lorsqu'elle était petite fille et ils avaient tous un point commun : ils se déroulaient dans des lieux sombres et ils réveillaient l'enfant en pleine nuit, terrifiée et trempée de sueur.

    -Alors répondez, c'est qui ? !

    Elle l'avait complètement oublié celui- là et ses questions stupides, alors qu'il lui aurait suffi d'ouvrir les yeux et d'être un peu plus présent.

    Il avait bien dû remarquer que Gaëlle n'allait pas bien,

    vraiment pas bien du tout !

    Elle lui répondit avec une petite pointe de malveillance.

    -Thomas Robin

    Qui ?

    -Thomas Robin, l'acteur de cinéma. Il est charmant, vous ne trouvez pas ?

    -Il y a un acteur de cinéma dans ce monde qui s'appelle Thomas Robin !

    Et puis.... Vous pouvez m'expliquer le point commun entre ce mec et ma femme !

    Non ! Tout ce que je sais, c'est qu'elle paraissait décidée à assister à la première de son dernier film, elle voulait faire des photos sans doute.

    -C'est ridicule !

    -Elle est photographe !

    -Elle est enseignante, elle ne parle pas anglais et elle ne fait que des paysages !

    -Alors, sans doute a- t-elle choisi de photographier la campagne anglaise, vous m'excuserez Paul, j'ai un rôti dans le four et.....

    -Ah non ! vous ne vous en tirerez pas comme cela !!

    Edith en avait assez.

    Bien sûr, elle ne comprenait pas la décision de sa fille, il fallait vraiment beaucoup d'imagination pour se lancer dans un truc aussi invraisemblable; d'un autre côté, entrer dans les explications avec son gendre était impossible, car lui, au contraire n'avait aucune imagination.

    Elle décida de jouer le tout pour le tout.

    -Je vous entends très mal Vincent, vous pouvez répéter ? Allô...Allô... et elle reposa le combiné.

    Vincent ne fut pas dupe de son stratagème ; d'ailleurs, le mot qu'il employa en raccrochant était assez clair.

    C'est alors qu'il remarqua un paquet de revues posées sur la petite table à côté du téléphone.

    En première page posait un jeune garçon d'une dizaine d'années et, d'après la manchette, il s'appelait Thomas Robin.

    A suivre ....Michelle Huenaerts 

     

  • Le Miroir : partie 1

     

     

    Le Miroir

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    ce jeudi Sourire

     

    couverture livre miroir

     

     

     

  • Le Miroir

     

     

    En exclusivité après Immersion Totale

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    le premier roman de

    Michelle Huenaerts

     

    Le Miroir

     

     

     

    jeudi  18 juin Sourire

     

    MIROIR2

  • Immersion Totale : partie 43

     

     

     

    Immersion Totale

     

    partie 43

    Début Ici cliquez ensuite sur

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    london55 st vat165

    "Thomas s'assit dans l'herbe haute et ramena ses jambes contre lui en soupirant.

    Les Londoniens avaient emporté leurs sandwichs pour passer le temps de midi au grand air et il regrettait amèrement de ne pas en avoir fait autant . Il avait faim mais il n'avait pas du tout envie de rentrer.

    Enfin un peu de liberté, pouvoir respirer loin de tout , contempler la ville d'en haut avec l'impression de pouvoir tenir dans ses mains chaque building de la city.

    Il ferma pourtant un instant les yeux pour ressentir pleinement les rayons du soleil qui lui caressaient la joue.

    - Si tu veux, on peut partager? jeta une douce voix.

    Il sentit qu'un corps se laissait tomber à côté de lui.

    - Je trouve aussi que cette vue est magnifique.

    Il ouvrit les yeux et tourna lentement la tête. Sa bouche s'affaissa alors sous l'effet de la surprise.

    A côté de lui se tenait une jeune femme aux cheveux blonds, habillée d'un pantalon bleu très sobre et d'un polo blanc. Elle avait posé à côté d'elle une veste portant l'écusson de la police métropolitaine.

    - Je.....je, balbutia le jeune garçon.

    La nouvelle venue lui passa un sandwich.

    - Tu es du genre persévérant, dit-elle. Tu n'arrêteras donc jamais de chercher cette pauvre Olga?

    - Ol......Olga?

    La jeune femme posa rapidement une main sur son épaule en souriant.

    - Un aussi beau garçon qui me file, c'est bien la première fois. Comment vas-tu Thomas?

    - Vous......Je.......tu....tes cheveux.....

    - Ils n'étaient pas roses naturellement, je te rassure et......je ne suis pas russe..

    - Mais......

    - Je travaille pour les moeurs, Thomas et .....je filais des petits macs qui tentaient de mettre des filles de l'est sur le trottoir. Je cherchais le boss et je suis tombée sur les frère Alvaro, inutile de te dire que c'était pas vraiment mes clients, mais ça je ne l'ai su qu'après .....

    - Après....

    Elle le considéra gravement.

    - Thomas , je ne t'ai pas laissé tombé, ok? quand j'ai entendu le coup de feu, je suis entrée dans l'entrepôt . J'ai trouvé Franky blessé et......et ton portable. Je ne connaissais que Dickinson dans la boîte et......et je l'ai appelé pour lui dire qu'un truc terrible venait de se passer ...

    - Mais Dickinson....

    -...Etait le tueur , je sais.....mais je pense que ça doit être mon appel qui l'a poussé à partir ....

    - Lorsqu'il se tenait devant la porte derrière laquelle je me trouvais? poursuivit Thomas....

    - Je suppose mais je ne savais pas où tu te trouvais, je voulais questionner Franky mais quelqu'un est entré ....il parlait doucement à un gars qu'il appelait Gardner..Il demandait de passer par derrière ..j'ai compris que c'était un flic, alors je devais filer où il m'aurait posé un tas de questions et......

    - ....Et adieu couverture de petite Russe perdue dans le grand Londres, soupira le jeune garçon. Si j'avais su, ajouta-t-il!

    - Thomas....

    - J'ai falli me faire tuer pour aider un flic ! c'est risible, non?

    - Thomas...

    - Non, c'est plus que ça c'est à mourir de rire ! Et le pire c'est que je me culpabilisais encore et encore....

    - Pourquoi?

    Thomas contempla ses pieds.

    - Parce que je l'aimais bien cette fille aux cheveux roses, elle donnait l'impression d'illuminer la ville et voilà, je retrouve un flic et son uniforme terne ....., je suis déçu.....

    - Thomas, je regrette.

    Le jeune garçon se remit debout.
    - Merci pour le sandwich, qui que vous soyez.

    - Ecoute...

    - Je vais oublier qu'on s'est rencontré aujourd'hui, je préfère rester dans mes rêves.

    Il tourna alors les talons sentant une désagréable sensation de picotement aux coins des yeux.

    Une main se posa impérative sur son bras.

    - J'ai aimé ce rêve où je t'ai rencontré, Thomas Robin.

    Le jeune homme sourit.

    - Moi fou ! n'est-ce pas?

    Celle qui pour lui s'appellerait toujours Olga lui rendit son sourire.

    - Et surtout reste-le..Oh oui, reste-le......"

    Fin

    Michelle Huenaerts